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October 06
Cette année là, troisième et dernière année de mes pénibles études infirmières, j’ai envie de m'aérer l'esprit du coté de l'Orient, tenter de m'imprégner un peu de l'esprit Zen , avant de passer le diplôme d'Etat à mon retour immédiat de voyage... Je ne sais pas si la Chine est le meilleur pays pour cela, mais je garde un tel souvenir de mon voyage en Thaïlande, que je me dit que ça doit s'en approcher, puisque ça reste tout proche...Bon, comme d'habitude, je ne me suis pas trop documentée avant, préférant l'effet de surprise sur place, et le maintien provisoire de mes illusions!!! Me revoilà donc en train de boucler mon sac à dos (un des meilleurs moments de chaque voyage) tout en imaginant rencontrer plein de gens qui mangent du riz en vareuse bleue avec des baguettes ( pas ma faute si on est bercés par des chansons idiotes!), qui portent tous des lunettes rondes, et se déplacent en vélos.. Ben quoi, pas ma faute non plus si Tintin au Tibet et le Lotus Bleu ont bercé mes tendres années et ont déterminés "mon idée de la Chine"....Je nourris même le secret espoir de pouvoir sauver moi aussi un Chang des eaux du fleuve Jaune!! LOL (non, pas quand même... fo pas exagérer, je sais très bien qu'il a déjà été sauvé par Tintin, il va pas y retourner, il est pas fou Chang quand même!!). Pourquoi la Chine??? parce que à force d'en entendre de plus en plus parler, j'ai bien envie d'aller mettre à jour "mon idée de Chine" ( on peut pas rester stupide TOUTE sa vie quand mm!), et que devenant une routarde aguerrie et confiante a force d'expérience, je me dis que je peux me permettre a présent d'augmenter la part "d'inconnu non maîtrisable" et donc la part de risque .. Enfin , je vais pas partir COMPLETEMENT à l'aventure quand mm , hein!!
C'est donc équipée de mon fidèle routard et de mon Lonely Planet tout fraîchement offert et dédicacé par mon frérot ( bien indispensable pour la traduction des idéogrammes, merci Frérot!) que je prends l'avion à Paris pour atterrir à Pékin ( rien que le nom me fait rêver pendant tout le trajet de l'avion) ...
Arrivée a l'aéroport et passé les contrôles des douanes (quesqu'il y a comme chinois en Chine quand même!) me voila dehors...je respire l'air de la Chine !! incroyable!!! ben euh, c'est finalement le même air que celui de la France!!! incroyable!! ( bien la peine de faire tous ces kilomètres et de risquer l'escarre fessier tiens!!)... Euh par contre, les bus, c’est pas vraiment les mêmes hein.. Et les écritures non plus....Comme tout cela est étrange!! Et c'est par ou Pékin??Et comment j'y vais moi??( nan, je prendrais pas la solution de facilité du taxi)... et pourquoi tout le monde me crie dessus ? et pourquoi ils parlent chinois les chinois?? Et il est OU Tintin??... Bon, pas de panique, ce doit juste être le décalage entre la quiétude de l'avion et l'effervescence d'un aéroport, k'il soit en Chine ou a Tombouctou...Je finis par prendre un bus , presque n'importe lequel puisque finalement personne ne parle anglais!!!
J'essaie de demander ma route dans le bus, demander quel arrêt pour une station de métro, mais manifestement, soit mon anglais est vraiment a parfaire, soit ils ne parlent pas anglais ( mince, mon chinois est un peu rouillé, c’est ballot!!lol)
Et puis , je sais pas ,on doit avoir un sixième sens parce que a un moment donné alors qu'on était encore dans la banlieue pékinoise, quelque part je ne sais où, mais je ne pourrai pas expliquer pourquoi ce moment précis, je décide de quitter le bus en me disant qu'une station de métro ne doit pas être très loin (genre la fille qui fait semblant de comprendre son plan de routard) ... ben n'empêche que la station me tendait les bras, là, à 50 m!! Aujourd'hui encore j'en reviens pas de cette histoire...bref, me voila Place Tien an Men ( rien que ça), point de chute de mon arrivée dans la ville, l'hôtel n’étant pas très loin...
Ma première impression de la Chine a été une impression olfactive dans les couloirs de la station Tien an Men ...une odeur jamais rencontrée auparavant, même dans le métro parisien, et donc tout a fait inconnu, mais dont les senteurs majeures semblent être urines, sueurs, huile de friture, et je ne sais quoi encore ( je ne suis pas Nez non plus!!).. Mais bref, ça saisit !!! La deuxième impression fut visuelle, tjs dans ce métro, en voyant toutes les petites lumières de tous les gadgets que les vendeurs ambulants tentent de vendre... noël en plein septembre!!
Photo prise dans le métro de Shangaï..
On s’en fichet, c’est partout pareil !!!
Panneau du métro signalant qu’il est interdit de cracher par terre.. le métro doit être a peu près le seul endroit où les chinois ne cracheraient pas !
Bon, me voici à la recherche de mon hôtel…Ce sera le Far East youth Hostel, situé « dans la magnifique cour historique du « Yuandong Fandian » (rien que ça )… Oui, bon c’est bien beau tout ça,mais dans le dédale des rues qui ne portent pas de plaques, ou en chinois quand elles en ont, je me perds carrément…
Mon errance ne doit pas être très discrète parce que un chinois m’aborde pour me proposer de m’amener a un hôtel…soit il est devin, soit il est malin, au vu de mon sac a dos.. Bref, je n’ai pas trop le choix et pas envie de parcourir une ville que je connais pas avec ce sac au dos.. je le suis … il me trouve un hôtel un peu délabré réservé normalement aux coréens lui dit la tenancière ( enfin, je crois comprendre )…J’aurai beau essayer de me brider les yeux, suis pas sure que j’arriverai à jouer la coréenne … Préfère plutôt opter pour le regard de chapeautée, le regard qui tue de la fille-seule-perdue-au-bout-du-monde-ki –va-dormir-dehors-si-on-l’aide-pas… ( il tue ce regard en général !)
Ca marche , je me retrouve dans un dortoir d’une chambre minuscule de 4 , avec des coréens en effet, mais qui semblent pas vraiment de passage parce qu’il y a du linge qui sèche partout, une TV de fortune , une théière.. Enfin, bref, le grand confort quoi !! Moi je suis trop fatiguée, bien contente d’avoir un toit pour la nuit dans cette ville qui parait immense … je m’endors profondément en me disant qu’a chaque jour suffit sa peine, et que j’aurai tout le lendemain pour trouver ce fameux hôtel initial vanté par le Lonely…
Court sommeil jusqu’a 4h du mat, heure a laquelle les coréens sont rentrés, et vécus comme si c’était en pleine journée…
Je me dis alors que c’est normal qu’ils soient si productifs, avec une économie si florissante, c’est parce qu’ils ne dorment jamais !! (Le rêve !)
Lendemain: Visite Beijing
Au petit matin, en manque d’heures de sommeil, toilette rapide dans une douche de fortune de la cour intérieure de ma résidence trois étoiles.. genre de douche ou l’on se demande si on va pas ressortir plus sale qu’a l’entrée…je me promet de faire vite pour éviter de faire exploser les deux bonbonnes de gaz entreposées ici et reliées aux cuisines !!
Me voila toute propre toute fraîche, je refait mon sac, et quitte l’hébergement avec le sentiment mitigé de la gratitude de m’avoir bien dépannée, et celui d’espérer trouver quelque chose ou je puisse dormir un peu plus de deux heures…
Me revoilà dans la rue avec mon sac au dos, bien décidée à trouver cet hôtel vanté par le Lonely.. Bon après une heure de marche, je sens que je m’approche du site, mais je ne trouve pas quand mm !! Deux chinois en pousse-pousse local me proposent de m’y amener moyennant une maigre rétribution.. Ce n’est pas ça qui va me ruiner, et je voudrais bien poser mon sac, et profiter un peu cette ville !!bon, eh , j’étais a 5 mn a pied hein.. pas si mal quand mm !
Je fini par trouver cette auberge qui tient ses promesses, calme et mignonne comme tout.. le temps de m’enregistrer, je pose armes et bagages et commence a visiter la ville !!!
Je jette mon dévolu sur « la colline de charbon » pour une vision d’ensemble de la cité interdite.. Oui, bon, c’est pas une bonne idée, il fait pas beau du tout ce jour la…
Pas grave, je continue quand même à faire quelques photos, juste pour l’ambiance…
Reverrai la cité le lendemain par beau temps !!
La cité interdite ou cité pourpre : 1407-1420
Il était interdit de construire plus haut qu’elle(7- 10m), et, avec son kilomètre de long, on la contournait nécessairement quand on traversait la ville.
Vue depuis « la Colline de charbon »( Parc Jingshan). Colline de 108m . A l’époque, seul l’empereur avait le droit de s’y promener. Fait beau hein ?
Parc Belhai : Parc agrandi par l’empereur Yongle en 1403 et rattaché à la cité interdite. (la veuve de Mao le considérait comme son jardin privé). Marco Polo s’était entiché également du coin
Ca c’est un tagger version chinoise !! La calligraphie étant un art nécessitant maîtrise et entraînement, les Pékinois viennent échanger leurs techniques à même le sol, avec de l’eau…Ils « peignent »inlassablement les idéogrammes qui s’effaceront quelques minutes plus tard au contact de l’air…la nature fini toujours par reprendre ses droits.. J’ai beaucoup aimé ce concept de pratique éphémère, juste pour la beauté du geste….
Lendemain : A moi la muraille de Chine !!!
Il y a plusieurs accès pour la muraille, mais celui qui m’intéresse se trouve a environ 110 kms de Pékin, aussi, pour plus de commodités, je m’inscris dans un organisme pour une visite éclair dans la journée… J’aime bien la possibilité qu’on nous lâche a un endroit, pour revenir nous chercher a un autre, 10 Kms plus loin.. ça parait abordable 10 kms de marche sur la muraille de Chine.. ça parait même séduisant !!!
Heureusement, ce jour là la météo a décidé d’être plus clémente, et on y voit enfin quelque chose !! Nouvelle auberge sympa, nouveau soleil.. il commence à devenir agréable ce voyage !
Me voila donc embarquée avec un petit groupe d’inconnus ( que je ne connaîtrai pas beaucoup plus à la fin de la journée !) sur un des périph de Pékin, où ça construit partout !
La grande Muraille: « Celui qui n’a pas gravi la grande muraille n’est pas un brave » dit un adage célèbre. Elle ondule à perte de vue sur les montagnes sur 6700 Kms d’Est en Ouest. Commencée en 221 av JC, celle que l’on visite aujourd’hui est principalement l’œuvre des Mings (1368- 1644) qui craignaient par-dessus tout un retour des Mongols. Les travaux durèrent deux siècles. D’une hauteur moyenne de 8 m pour une largeur de 6 m la muraille est parsemée de milliers de tours de guet, avec un système de signaux de feu permettant de faire circuler rapidement l’information. Mais elle a surtout joué un rôle dissuasif car elle n’a jamais arrêté aucune invasion ! C’est un peu la ligne Maginot chinoise.
Site de Jingshanling-Simatai: à 110 kms au nord- Ouest de la capitale. Un des sites les plus sauvages, les plus authentiques des environs de Pékin. Randonnée de 10 kms sur 6 h environ, après avoir traversé 30 tours de garde avec des à-pics parfois dangereux..
Ben moi je sais pas si je suis une brave, mais en tout cas, 10Kms de marche sur la muraille de chine, ça arrive pas à la cheville d’une grosse rando de montagne !!! ça monte et ça descend, les marches font facile pas moins de 50 cms, et quand ça descend pas ( dur pour les genoux) ça remonte ( dur pour les mollets et les fesses !!) .. Mais le paysage est magnifique et , ne chinoisons pas, le jeu en vaut la chandelle !!! En plus, c’est super, on est pas seuls, toutes les deux a trois tours, y’a des vendeurs ambulants qui vous accompagne pendant quelques marches, juste pour voir si vous allez leur acheter de l’eau ou vous laisser déshydrater.. ou juste peut être pour voir si vous allez mourir la, manière de rigoler un peu!!!
Je retrouve sur mes marches la même impression que l’on ressent en montagne, à savoir que la fatigue aidant, les pieds avancent tout seuls, et les pensées divaguent lentement pour finir par se perdre dans les dédales de l’imagination... je ne suis déjà même plus en Chine, je suis quelque part ailleurs, encore plus loin…
Mais après ce moment euphorisant, je ne suis pas fâchée d’entrevoir la fin de ma marche (mais comment il a fait Mao, pour sa longue marche ?) … Et après 4 h passées sur cette muraille ou je n’ai pas vu un ennemi Mongol( ouf, je peux ranger ma bombe anti-agression !), nous rallions enfin le point de chute… Retour à Pékin ! J’ai une de ces faim moi !
le Far East youth Hostel
Je rentre crevée mais heureuse de ma journée dans mon palace de routards, à la douche plus qu’appréciée !!
Lendemain : Visite de la cité interdite
Visite de la cité interdite …Au petit matin en me réveillant, je n’en reviens toujours pas de la chance que j’ai de pouvoir accéder à des sites dont j’ai toujours entendu parler en ne pensant jamais pouvoir y mettre les pieds… la cité interdite !
J’aime bien faire ce qui est interdit, je sens que ça va être une bonne journée tout ça !
Pour accéder à la cité, on passe quasiment obligatoirement par la place Tien an Men, non sans une certaine émotion.. La lourdeur de l’architecture stalinienne des bâtiments environnants ramène me rappelle la lourdeur de la dimension historique et politique du site… La vision des cerfs volants multicolores sera peut être le seul sentiment de légèreté que j’ai pu ressentir en découvrant la place!
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La cité interdite ou Cité pourpre :1407- 142O
Lieu de résidence de l’Empereur, centre du pouvoir politique pendant 5 siècles.
Ici : porte de la paix céleste, entrée sud de la cité interdite . C’est d’ici que Mao proclama la république populaire de Chine. Sur les côtés du portrait, les inscriptions « longue vie à la république populaire de chine » et « Longue vie à l’union entre les peuples du monde ».
La cour exterieure, la porte de l’harmonie supreme : Accès à la porte par un escalier de marbre.Au centre, une longue dalle de marbre sculptée de dragons ( symbole de l’empereur), au dessus de laquelle passait le palanquin impérial. Deux lions de bronze de l’époque Ming protègent la porte. A gauche, l’animal à un lionceau sous la patte (symbole de l’amour, c’est la femelle), à droite, un globe( symbole de puissance, c’est le mâle). Moi j’aurai plutôt imaginer une casserole pour la femme et une télécommande pour l’homme, mais bon, on m’a rien demandé en même temps !
Détail de la dalle de marbre sculptée de dragons
En bas : Cour extérieure : le palais de l’harmonie suprême :
Edifié en 1420, reconsruit par Kangxi en 1695, c’est le plus vaste de la cité. Depuis la cour extérieure l’Empereur présidait les parades militaires, et annonçait le nouveau calendrier. Porte du milieu toujours réservée à l’empereur, à l’impératrice le jour de son mariage. Celle de l’Est voyait sortir le cercueil de l’Empereur et de ses concubines.
Cour exterieure : Le palais de l’harmonie du milieu.
Cour exterieure : Le palais de l’harmonie du milieu.Grandes jarres de bronze au pied du palais pour éteindre les incendies. L’empereur s’arrêtait dans ce palais pour méditer avant les grandes cérémonies , préparer ses discours, revoir les textes des prières et , parfois, recevoir ses ministres.
Détail palais de l’harmonie suprême :
Tortue à tête de dragon (symbole de longévité, voire d’immortalité). A l’intérieur se déroulaient les plus grandes cérémonies de l’Empire : Nouvel An lunaire, mariage et Grand anniversaire de l’Empereur, naissances impériales..
Détail toiture palais
Vue sur cour intérieure :
C’était l’espace privé de la Cité, la où vivait l’Empereur. Barré par un grand mur rouge et la porte de la Pureté céleste. Succession de chaudrons le long du mur, destinés à stocker l’eau en cas d’incendie.
Jardins cité interdite
Bon, et ben moi , après mes 300 000 marches d’hier, la cité Interdite, ça fini de m’achever !!
C’est super grand, c’est super dur à comprendre tous ces palais qui se succèdent dans le même axe, et ses passages sur l’extérieur… Bref pas facile à visiter, même avec un audiophone ( suis sage et studieuse en vacances moi !).. ai les pieds en marmelade…vais faire du shopping dans le quartier pour la fin d’après- midi…je devrai récupérer !!!
Le soir, discussion a l’hôtel avec un routard français assez intéressant, on dirait le petit frère du personnage Raspoutine de Corto Maltese ( pas aussi méchant quand même, et en blond.. bref, rien a voir quoi !). Il me raconte son voyage à lui (me sens ridicule à côté). Depuis six mois, il a relié la Russie et la Chine via la Mandchourie (rien que ça)…et il va continuer je ne sais ou, pendant je sais combien de temps… Il est habillé comme un vrai routard (pas la routarde de 4 semaines),c'est-à-dire genre je suis dégagé du soucis de l’apparence….Il n’a pas beaucoup de gras autour des os , genre , je me fiche de ce que je mange ( et genre je mange jamais chez mac do)… Et il a des yeux bleus rêveurs qui semblent être au dessus de tout, genre , je m’en fous de tes considérations basses, espèce d’idiote ! Si j’osais, je dirai qu’il est libre Max J … On fume la clope tranquille tous les deux en cette douce fin d’après-midi , spectateur de cette vie chinoise qui défile devant nous…
J’ai pas du trop le saouler quand même avec mes basses futilités, parce qu’on se retrouve le soir pour partager un bon repas dans un resto qu’il connaît …Il parle bien le chinois, ça aide pour commander sur une carte ou rien n’est traduit !! Je me dis que j’ai intérêt d’en profiter parce que la question de l’alimentation semble pouvoir devenir bientôt problématique pour moi, vue l’étendue très restreinte de mes goûts alimentaires !!! Secrètement, je positive la situation selon un angle purement féminin, à savoir que ça me ferait pas de mal de perdre un peu de poids pendant ces vacances !
Ben j’ai mangé des supers raviolis d’anthologie, et je veux bien manger ça pendant tout le mois s’il le faut !
Passé une très bonne soirée, avec ce mec que je reverrai probablement pas parce qu’il continue son chemin et moi le mien… mais c’est le charme de ce genre de voyage, rencontrer des gens si différents de ceux qui constituent notre quotidien… Quand même, en discutant avec lui, je me dis que le virus du voyage peut très vite marginaliser et désociabiliser…comment peut-on après supporter et reprendre les contraintes liées aux exigences et contraintes de la vie économique.. Comment accepter une vie tournant autour du métro-boulot-dodo ?? Je me dis qu’il vaut mieux pas tomber trop malade quand même…un petit peu, juste pour garder les yeux ouverts, mais pas trop quand même…
Lendemain : Visite très matinale d’un parc pour Tai chi + Palais d’été , en périphérie de Pékin.
Me lève super t ôt pour tenter de visiter un ou deux parcs et assister aux fameuses séances de Tai chi locales… c’est incroyable de voir à quel point les personnes âgées la bas prennent soin d’elle-même !! Elles sont toutes au parc à 7 h du mat ( peut être même avant, mais moi suis pas encore une personne âgée,donc je n’y étais pas) …y’a de toutes les activités, (et même de l’escrime) seul ou en groupe….je passe un très long moment à observer tout ces ballets … au milieu de ces magnifiques parcs arborés et tranquilles, ça me fait au moins autant de bien à moi qu’à eux .. Sauf que moi, avec toute cette marche, serait bien incapable d’utiliser ce qu’il reste de mes muscles ( si, il m’en reste). Suis particulièrement interloquée par une séance de groupe menée par une femme, et où il faut se taper dans les mains au rythme de la meneuse, de plus en plus souvent, et de plus en plus fort.. la séance durera environ trente minutes, j’ose pas imaginer l’état des mains à la sortie !! Mais non, personne n’est allé refroidir ses mains dans les eaux du lac à la fin,ce doit pas être si terrible finalement…
Je m’extirpe péniblement de la quiétude du parc et de son spectacle vers 10 h parce que j’ai des impératifs de visite quand même !! C’est pas les vacances hein !!
La ça devient plus compliqué parce que je me suis mise en tête d’aller visiter le palais d’été qui est en périphérie de la ville (20 kms), mais pas desservi par le métro ( c’est ballot ça, penser à en parler au maire de la ville !) … Bref, ben finalement, ai fini par trouver le bon bus qui m’a amené au bon endroit … C’est pas si difficile que ça la vie hein !! Suis quand même un peu déçue par ce palais d’été, si j’avais su, aurait peut être pas quitter mon parc de la journée (c’est vraiment donner de la confiture aux cochons, parce que en demandant aux autres routards rencontrés ce qu’ils avaient préféré à Pékin, beaucoup m’ont dit « le palais d’été »… ai du passer à travers moi !Patrimoine mondial de l’Unesco quand même !).
Le palais d’été :
290 ha, 3000 édifices, 420 000 arbres…
Ce site fut très apprécié des le début pour sa situation privilégiée (conjonction des eaux), son charme et ses vertus géomantiques. D’abord la dynastie des Jin au XIIè siecle, puis les Mongols, les Ming…(mais pas Stéphanie
Entrée Est par le lac Kunming (220ha) avec le pont aux dix sept arches reliant l’île du Sud..
Palais de la bienveillance et de la longévité :
La galerie couverte :
La plus longue du monde ( 728m). Pour relier les édifices principaux, protégée de la pluie et du soleil. Ornée de plus de 14 000 peintures aux thèmes variés. (littérature, mythologie, théâtre, animaux, motifs floraux, etc..). Lieu de repos et de ballade très populaire des familles chinoises qui colonisent les balustrades en bois …
Détail du toit du Palais des nuages ordonnés :
Voila, bon, c’est certainement, TRES beau… mais c’était TRES grand aussi , et moi je devais être un ti peu fatiguée .. En tout cas, je me suis octroyée une tite sieste sur un banc , et ça c’était TRES bien !!! Un des 420 000 arbres m’a fait suffisamment d’ombre pour que j’aie pas trop chaud, et je trouve leur banc assez confortable.. Les empereurs avaient du goût décidemment !
Bon, je quitte ce palais pour retourner sur Pékin… Il me reste encore à louer un vélo pour refaire un petit tour de ville, et à aller assister à un spectacle acrobatique au Shangai Centre Théater le soir….Vais voir des gens faire des galipettes !!
Bien sympa cette virée à vélo, sauf qu’il vaut mieux être DEVANT un chinois que derrière, gestion des crachats oblige !! Ce qui est sympathique au premier abord ( il y a tellement de vélo qu’il y a des pistes cyclables même sur les plus grandes artères) deviendrait vite un calvaire par manque de vigilance… bref, faut allumer la lumière rouge des que le voisin de devant se racle la gorge et commence à tourner la tête !! Comme quoi, à vélo, le danger ne vient pas toujours des voitures !!!
En tout cas, ce petit tour ( deux bonnes heures quand
même) me permet d’aller plus loin sur les grands boulevards et d’aller dans les quartiers plus modernes ( très moches aussi)… Même pas pris de photos des quartiers moches… par contre il y a toujours des joueurs de Mah jong un peu partout sur les trottoirs.. enfin, pas partout .. mais souvent quand même !
C’est donc encore un peu fatiguée que je retrouve pour une des dernières fois mon petit Hutong derrière la place Tien an Men , parce que je pendrai le train pour quitter Pékin dès le lendemain !!
C’est bien dommage parce que je l’aimais bien moi cette ville dans laquelle j’avais pris mes repères et dans laquelle j’évoluais comme un poisson dans l’eau !!
Mais bon, ai pas envie non plus de passer 4 semaine à Pékin…
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Le soir je fini par trouver ce fameux théâtre dans un grand building sans charme, genre tour de centre commercial dix fois plus grande que la tour de la part Dieu de Lyon ! Spectacle impressionnant au niveau des prouesses physiques, mais très moyens au niveau spectacle… On dirait une troupe qui n’a pas beaucoup de moyens ( ce qui est surprenant vu le cadre dans lequel elle se produit), mais on sent la discipline de fer a laquelle doivent être soumis les artistes…
Bon, enfin, moi je rentre à vélo après m’être goinfrée au Pizza Hut du coin.. Je sais, c’est pas bien , mais j’avais vraiment trop faim !!!
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Jeudi 4 juillet.
Toulouse – Algéciras - Tanger
Une fois Titine chargée à bloc, nous quittons Toulouse vers les 18h. Titine, c’est une magnifique Citroën Visa quasi flambant neuve acquise pour l’occasion. Le voyage s’avère très long, comme prévu. Nous faisons très peu de pauses et roulons toute la nuit. Ce qui me surprend en premier du Maroc ?? Les marocains qui descendent dans le sud par l’autoroute en même temps que nous, et qui dorment à la belle étoile sur les aires d’autoroute.. Le Maroc avant l’heure !
Vendredi 5 juillet
Toulouse – Algéciras - Tanger
Au matin, on se trompe et on prend Malaga, après Murcia alors qu’il fallait prendre Grenade. Bon, moi je dormais trankilou, mais à un moment, je trouve bizarre cet absence de ronron du moteur pour une autoroute.. Dans le doute, j’ouvre un œil…
Nous voici sortis de l’autoroute et empruntant la petite route côtière, traversant tous les villages embouteillés et prenant tous les feux. L’Espagne profonde. De plus, à 50 km d’Algésiras, après avoir enfin repris l’autoroute, des travaux publics provoquent un bouchon gigantesque. Cul à cul pendant des kilomètres, avançant au pas ou bloqués de longues minutes. Vive l’organisation ibérique moi je dis. Sont obligés de faire les travaux sur l’autoroute en plein mois de Juillet ?? c’est pas bien Mars pour faire ça ?
Mais enfin Algésiras. L’attente au Ferry, tant redouté, est une simple formalité. La file interminable de Marocains rentrant chez eux que l’on nous avait prédit n’était pas au rendez-vous.
Vers 19 heures, heure locale, nous accostons à Tanger après une traversée paisible et quelques dauphins et thons pour compagnons. Même pas malade sur le bateau !!
Ca y est !! Nous foulons enfin le sol Marocain et la mythique ville de Tanger !
J’ai pas mal entendu parler de cette ville et pas toujours en bien… J’avoue que ça me dirait pas trop de me faire enlever et me faire traiter de blanche…..Vais rester vigilante tiens !!
Visiblement, pas mal de monde se l’est disputée : Romains, Normands, Arabes, Portugais, Espagnols, Saadiens, Turcs…A la fin su 19e, c’est même un brigand qui s’en empare et y construit un palais..
C’est en tout cas ici que Tintin rencontra le capitaine Haddock dans le Crabe aux Pinces d’Or.. Rien que pour ça, ça peut pas être une vilaine ville !
Toute mauvaise blague à part, nous arrivons, je me demande encore comment, dans le centre historique de Tanger ( je me souviens d’une ruelle qui monte, où se sont les passants qui daignent laisser le passage aux voitures, plus que le contraire !), et nous ne sommes pas encore suffisamment fatigués pour nous refuser notre premier jus d’orange et premier thé à la menthe..Au Grand Café de France siouplait !!
Le grand Café de Paris, place de France ( si si, on est à Tanger) est en quelque sorte le Flore de Paris. Ouvert en 1920, il aurait été le premier bar à s’ouvrir en dehors de la Médina. Aujourd’hui , il a perdu de son faste, mais il n’est parait il pas rare d’y croiser des célébrités…en tout cas, il est encore utilisé comme décor d’un dernier film hollywoodien à l’heure où j’écris ces lignes ( le troisième volet des aventures de Jason Bourne pour ne pas le citer !).. Bref, nous on y croise personne de connu, mais on apprécie le thé à la menthe !
C’est un peu crevés qu’on fait une petite incursion dans le souk, manière de prendre un peu la température, et puis direction la pension Régina, sans prétention mais très correcte, qui à le mérite d’être centrale et facilement trouvable…
De toute façon, nous quitterons Tanger dès le lendemain.. Le Maroc nous attend tout de même !!
Samedi 6 juillet
Tanger – Chefchaouen - Fès
La route vers Chefchaouen, à travers le rif est agréable. Jolie et tranquille.
Chefchaouen, encastrée dans la montagne qui lui a donné son nom Berbère signifiant « cornes » est l’une des villes les plus surprenantes du Maroc . Nichée à 600 m d’altitude, elle s’adosse contre deux montagnes en forme de cornes, dont elle tire son nom. Village aux petites constructions toutes semblables à des maisons de poupées, dont les linteaux des fenêtres et leur pas de porte sont peints en bleu pâle pour éloigner les insectes. Ses ruelles forment un labyrinthe où la lumière avec ses jeux d’ombres modifie sans cesse les volumes des maisons qui semblent taillées dans de grands blocs crayeux.
Nous y passerons l’après midi, et apprécierons la fraîcheur de ses ruelles ( et de ses terrasses de bar), avant de reprendre la route de Fès.
Après quelques tâtonnements sans importance, l’hôtel Batha de Fès est trouvé en fin de journée. La voiture est garée dans le parking proche et le tout est aux portes de la médina. Que demander de mieux ? L’hôtel, un peu impersonnel, est néanmoins une bonne surprise avec ses chambres climatisées et sa piscine. Nous avions décidé d’alterner des hébergements modestes, comme à Tanger, avec d’autres plus confortables. En tout cas, premier Tajine a l’hôtel le soir, dans la douceur de cette soirée d’été impériale ( c’est pas tous les jours quand même !).
Dimanche 7 juillet
Fès- Cité impériale.
Fès, c’est trois villes en une : Fès la Jeune ( la ville nouvelle), sans autre intérêt que ses hôtels et ses restaurants, construite au temps du Protectorat ; Fès la demie vieille ( officiellement Fès El Jédid), édifiée au XIIIe par les Mérinides ; et Fès la vieille, nommée Fès El Bali, bâtie entre 789 et 809. Cette dernière, la plus ancienne des cités médiévales du monde musulman, constitue l’une des plus belles médina de toutes celles qu’on connaît au Maroc, et l’une des mieux conservée.
Pour nous, la matinée et le début de la journée sont consacrés à une visite guidée de la labyrinthique médina Fès el-Bali. L’ambiance est sans pareille, les échoppes minuscules, colorées et odorantes. Marchands de tapis, tanneurs et ferronnier se succèdent sans interruption. S’y perdre est un vrai plaisir.
M‘enfin, on a quand même un guide pour éviter de prendre trop de plaisir J
Porte Bab Boujeloud
Principal accès à la médina, c’est aussi le lieu où se découpent les minarets de la médersa Bou Inania et de la mosquée Sidi Lazaz. Construite dans le style Hispano-Mauresque sous les Almohades au XIIIème siècle, elle a été rénovée en 1913. c’est la plus récente des portes de la ville. En la traversant, on débouche sur la place du même nom, bordée par l’ancienne Casbah de Boujloud, construite par le Sultan Almohade Mohammed En-Nasser, aujourd’hui simple quartier d’habitations.
Ainsi, en entrant par la porte Bab Boujeloud, nous avons visité la Medersa Bou Inania, la mosquée Ech –Cherabliyyin, le musée des arts et métiers du bois, le souk des tanneurs chouara, et le souk des teinturiers.
Mais comme rien n’est simple, on doit quitter précipitamment le souk parce que je suis cassée en deux , et pas par la tourista ( mais ai pas envie d’expliquer au guide)…
Quartier Des Tanneurs
Au bord de l’oued Fès qui fournit l’eau nécessaire au traitement des peaux, le quartier des tanneurs de Chouara étale ses couleurs vives. Depuis les terrasses des maisons alentours, la vue plonge dans une série de bassins de teinture rouge et fauve. Partout des peaux sèchent au soleil. "Les laines, les peaux, la cire sont expédiées en grandes quantités en Europe ; les plus beaux cuirs restent à Fès où, travaillés par d’habiles ouvriers, ils servent à faire des belghas (sorte de babouches), des coussins, des ceintures, objets de luxe qu’on vient acheter de toutes parts du Maroc.
Place En-Najjarine
Cette place tire son nom du souk des ébénistes qui se tient derrière une porte en bois dans une ruelle en contrebas. Sa fontaine est splendide et peu commune. Au fond de la place, le "FONDOUK" (maison des hôtes) EN-NAJJARINE, probablement construit au XVIIème siècle, il a récemment été transformé en mosquée et s’ouvre sur une façade à la décoration d’une extrême richesse.
Une fois rétablie, en fin d’après midi, seuls, nous visitons Fès Jédid, petite médina construite par les juifs, et son cimetière juif.
Fes el jadid Édifiée au XIIIème siècle par les Mérinides, Fès el Jedid est une cité administrative et royale où le roi aime à se rendre pour marquer la solennité d'un événement ou l'importance d'une décision. Le charme de cette balade tient dans la visite du mellah (ancien quartier juif) puis de détende dans les jardins de Boujeloud.
Le palais royal affiche les couleurs verte ( couleur de l’Islam) alors que la porte Bab Boujeloud par exemple affiche des mosaïques bleu ( couleur de Fès)
Mellah
Ce terme désigne au Maroc tous les quartiers juifs et vient du mot melh (le sel). Le mellah de Fès, considéré comme le premier du Maroc, se situait près de l’actuel Palais Jamaï, dans le quartier El-Yahoudi situé au nord de la ville. Le quartier connut l’animation d’une vie de labeur et de prière, autour de ses petits commerces, de ses ateliers d’orfèvrerie (spécialité des juifs autrefois ), de ses synagogues ou de ses écoles talmudiques. Il est aujourd’hui habité par une majorité musulmane, campagnards pour la plupart, fraîchement arrivés en ville. Parmi les édifices historiques qui y ont marqué les sept siècles de vie juive : la maison du Grand Rabbin, la Synagogue Danan et le cimetière juif qui se situe en contrebas du quartier.
Le soir, nous dînons au restaurant Al Fassia au palais Jamai . Un garçon nous y guide dans les tortueuses ruelles d’une médina délabrée au nord de la ville. Le palais en lui-même est l’ancien pavillon de plaisance d’une grande famille, bâti au 18eme S. dans le restaurant, on peut admirer des plafonds peints et des décorations de stucs…on mange bien, mais c’est très étrange comme expérience vu qu’on se retrouve qu’a deux dans cette immense salle ou règne un silence de plomb…Franchement, ça reste bof bof pour le prix ( service non compris, combien de fois faudra t’il nous le répéter ???).
Palais Jamaï
Edifié en 1879, il s’agit de l’ancien menzeh appartenant à la famille Jamaï, hauts dignitaires qui se sont illustrés sous l’égide de Moulay El Hassan, l’édifice ouvre sur un magnifique jardin andalou à la verdure luxuriante, un admirable patio agrémenté de plusieurs fontaines… Ce palais a été transformé en hôtel de luxe en 1930. Il reçoit aujourd’hui les plus grandes figures du Show-biz international, c’est l’endroit rêvé de la Jet-Set.
Lundi 8 juillet
Fès – Gouffre de Friouato – Fès – Azrou
Nous zappons Meknès, Moulay Idriss et Volubilis. Direction Taza par une route que le GDR nous promet comme splendide.
Ouais,bon, la route est pas mal, sans plus non plus ( et en plus mon argentique tombe en panne…ça fait court quand même comme utilisation !).
Bref, on arrive quand même au gouffre,mais après avoir emprunter une route qui nous a fait garder tout notre souffle, messieurs –dames du GDR .
Ce gouffre est long de 750m et profond jusqu’à 245m..
Dans le gouffre, la lampe de Jérôme tombe en panne (c’est vraiment pas le moment)! Nous voici donc, nous deux et le guide, à descendre clopin-clopant dans le noir, à la lueur des deux lampes restantes. Du coup, on fait presque deux heures de marche sans savoir réellement où l’on met les pieds, sur un sol glissant et accidenté. Me fait deux ou trois belles glissades, manière de me taper un peu de lessive le soir au lieu de dormir comme une fainéante J
La remontée se termine en apothéose par sept cents et quelques marches assassines.
Sales, très sales, mais quand même une bonne expérience..!
Le soir, on atteint la ville d’Azrou en passant par Ifrane, une élégante station de ski à la mode suisse.
Azrou une bourgade berbère en altitude (1200m) située à 80 kms de Fès et doit son nom à un gros piton rocheux ( Azrou=Rocher)..C’est quand même ici que j’espère bien voir s’entraîner El Guerrouch !! Avec le bol que j’ai, suis sure qu’il fait un stage a Font Romeu J
On y arrive après notre escapade au gouffre, de sorte qu’on est de corvée de lessive sur le toit de l’hôtel fraîchement trouvé (mais pas vu de cigognes moi hein)..Puis ensuite, on va faire un peu de « lèche-échoppes », et comme on tombe sur un type sympa, ben on s’allège un peu de notre menue monnaie pour les cadeaux à ramener (mais c’est vraiment pas sur qu’on ait fait de supers affaires)..Mais l’accueil est vraiment charmant et le thé succulent.. Alors pourquoi pas ici plutôt qu’ailleurs ?
Dodo bien mérité dans un hôtel à la chambre minuscule aux murs décrépis…Mais je vois plus le mur quand je ferme les paupières moi…
Mardi 9 juillet
Azrou – Forêt des cèdres – Midelt – Er Rachidia – Erfoud – Merzouga
Nous faisons un détour reposant par la forêt des cèdres, près d’Azrou, avec le secret espoir d’apercevoir quelques singes magots. Et ne voilà-t-il pas que plein de bontés, ces sympathiques primates traversent gaiement la route juste devant notre voiture ? La poursuite pédestre à travers la forêt, appareil photo en main, ne nous permet pas de les rattraper, mais juste de les approcher à quelques cinquante mètres. Sympathiques mais craintifs ces magots…
![clip_image008[5]](http://by1.storage.msn.com/y1pkLEHJpqN7IT32f7TcMZD14l-2ri5JrWgz-LDD_MyjKNuuPe5Uy8rh2Rv2UCcB1ETkUC3y6G0WWtQWVvYMlZLvkb49K0QUyDf?PARTNER=WRITER)
La route vers le sud, de plus en plus chaude, nous fait traverser Er Rachidia, ville dortoir sans intérêt. Mais une erreur de jugement, ou la destinée qui sait, nous fait prendre la mauvaise direction à un croisement. Plutôt que de tourner pour rien, on demande notre route à un passant. Cette rencontre a priori aléatoire va conditionner la semaine à suivre…Car cet inconnu qui s’appelle Hafid, va en fait s’avérer être notre futur guide dans le désert.. Apres lui avoir demandé notre chemin, il nous pose pas mal de questions sur ce que l’on veut faire, de sorte que la discussion se prolonge…Hésitant un peu entre la méfiance et la confiance, on sait pas trop à quel saint se vouer…Apres tout, nous somme deux, on ne risque pas grand-chose…Je prends le parti de descendre de la voiture et d’accepter ce coup a boire qu’il nous propose pour discuter plus longuement des conseils qu’il veut nous donner pour la suite de notre voyage. Il nous indique les pièges à éviter tendus par les rabatteurs à Erfoud.. De fil en aiguille, on comprend qu’il connaît bien le pays, et ça tombe parce qu’il voudrait bien aller ds le sud lui aussi visiter sa famille… Ben voila, la vie peut être simple parfois, nous on veut y aller, et on peut pas y aller sans guide, lui ,il veut y aller et il peut pas y aller sans voiture…pas de quoi s’entretuer pour cela,non ? Hop la chocolat, nous passons chez Hafid chercher ses affaires, et nous voila partis avec la visa non 4x4 dans le désert, accompagné d’un guide que nous connaissons depuis une heure..la belle vie quoi !!
Moi je suis à l’arrière, et je tente d’alimenter la conversation avec Hafid, pendant que Jérôme tente de conduire la voiture dans le sable.. Ben quoi, si c’est équitable…Les discussions et la mentalité d’Hafid me plaisent déjà beaucoup, de sorte que le trajet me parait plutôt court..
Suis quand même étonnée de voir à quel point il sait s’orienter …Il y a une seule route, pas de panneau, pas de point de repères, tout juste une vague masse au loin, a gauche ..probablement une chaîne montagneuse ( ou sablonneuse) que l’on longe pendant pas mal de temps sans jamais l’approcher …Et puis comme ça, au milieu de nulle part, on prend une bifurcation pour une supposée autre route…Me demande encore comment la visa a supporté le coup…brave Titine, tu auras bien mérité un pot d’échappement tout neuf tiens !! Toi qui n’avait jamais vu autre chose que la montagne noire !
L’ambiance devient franchement amicale dans la voiture…Chacun a son rôle…Jérôme doit garder sa vitesse et éviter de mettre les pneus dans les ornières, Hafid doit empêcher Jérôme de s’obstiner à mettre la voiture dans les ornières en perdant sa vitesse, et moi je dois dresser un profil psychologique d’Hafid pour trouver ou est la couffe..ben je cherche encore…Et ben finalement, au terme de presque deux heures de conduites a haut risque, c’est en fin d’après midi que nous arrivons à l’auberge de La Palmeraie au pied des dunes.
On y est ça y est !! Grâce à qui tout ça ??? A Jérôme fraîchement promu meilleur conducteur de Désert, à Hafid reconnu meilleur guide de touristes, à Titine promue meilleure visa de l’année, et aller, peut être à moi qui ai insisté pour qu’on ne fasse pas que demander notre chemin à Hafid, mais qu’on reste un peu avec lui pour voir ce qui pouvait nous arriver ( moi et ma sacro-sainte curiosité)…
Ben n’empêche que voila, on est aux portes du désert, devant nous on a de magnifiques dunes, notamment une qu’on peut descendre en surf parait il ( oui , mais eh, ça veut dire qu’il faut la monter ça non ?)..Moi j’ai essayé de grimper sur peut être 30 m, déjà me suis crevée pour la semaine…Alors du surf, j’en fais tous les hivers dans ma montagne, c’est pas pour me chuquer la dune pendant mes vacances quand mm !!
La soirée est conviviale, nous discutons tranquillement avec notre nouvel ami ( ça y est, le profil psychologique est dressé)et la nuit se passe sur le toit de l’auberge devant une féerique voûte étoilée.
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October 05
Mercredi 10 juillet
Merzouga
Hafid tient la promesse qu’il nous avait fait la veille et nous aide à trouver un guide pour partir 3 jours dans le désert. En fait, il discute avec le patron de l’auberge qui en organise parfois. Il nous faut attendre que la chaleur daigne enfin retomber, vers 17h. Le temps défilent dans une impression d’isolement absolu. Le vent souffle fort, comme depuis une quinzaine de jours, et nous semblons être seuls au monde. Nous, les clients et employés de l’auberge.
On s’inquiète un peu de la santé de Titine sous ce vent…Le sable est deja partout dans la cabine, et un peu plus ennuyeux, partout dans le moteur…Hum..qui vivra verra…
Nous continuons de prendre le temps de prendre le temps, et moi je flemmarde un peu sur les banquettes…En attendant, parties de rami pour tuer le temps ( qui ne nous avait rien fait, c’est vraiment trop injuste).
Vers 17 h enfin, Mohamed arrive avec deux dromadaires. Ils sont vite harnachés avec nos sacs et nos réserves d’eau minérale. De la Sidi Hrazem que nous avions acheté sur la route. Il est bon de le signaler car d’habitude nous achetions de la Sidi Ali mais il n’y en avait plus… Nous voici parti, sous les yeux de tous les occupants de l’auberge, dans une ferveur populaire indescriptible… Ou presque. Mohamed devant à pied, et nous sur deux dromadaires à la queue leu leu. Moi ça me choque un peu.. Comprends pas pourquoi faut il que le guide marche ?? c’est pas que je sois pressée, mais me dit que ça doit être crevant, et pas justifié surtout..allez, monsieur le guide, montez sur un dromadaire par pitié, promis, on vous dénoncera à personne !!!
Bref, je me sens vraiment touriste .. ça me plait pas trop qd mm.. Faudra que je tire ça au clair le moment venu…
Pendant que je suis absorbée dans mes réflexions sur les traumatismes laissés par un colonialisme ancien, Jérôme se démène dans des considérations plus basiques et lutte pour faire copain avec son dromadaire.. L’a pas l’air d’accord du tout !
Fin de la discorde : dromadaire 1, Jérôme 0…
Le perdant doit changer de monture…du coup, vu qu’il n’y a que deux chameaux, on échange.. Mais le chameau rebelle se tient a carreau a présent car il est tenu de main de maître par Mohamed , en tête de cortège…Bref, l’opulente caravane peut reprendre tranquillement sa route, et arrêter de foutre le bordel dans ce tranquille désert , qui n’avait pas vu deux touristes aussi chiants depuis bien longtemps certainement !!
C’est donc enfin dans le silence (c’est tout l’intérêt d’aller dans le désert tout de même), que nous continuons notre chemin, passant une dune après l’autre, au rythme lent du dodelinement du dromadaire…( un dodelinement d’avant en arrière, contrairement à celui du cheval, qui se situe plutôt de droite à gauche, enfin, je trouve…).
J’avais approché un peu le plaisir que l’on peut ressentir dans le désert en Tunisie, avec la frustration de rester à la lisière de celui-ci…
Ce jour là, j’ai enfin l’opportunité de me trouver au milieu avec des dunes tout autour de moi…l’esprit a vite fait de nous échapper et de divaguer…Passer une dune, redescendre, passer une dune, redescendre.. passer entre deux dunes…remonter une dune, redescendre…rien de plus à penser ..la magie s’opère lentement, le pouvoir anesthésiant du site commence à monter au cerveau…La sensation est exquise…
Mais elle est quand même de courte durée, car nous arrivons à l’oasis, de nuit…
J’ai échangé quelques mots avec mon guide (puisqu’il tient mon dromadaire en fait), mais je ne peux pas dire que nous soyons potes pour autant…
Notre arrivée à l’oasis se fait en pleine nuit. A seulement quelques kilomètres de la civilisation et pourtant à l’autre bout de la galaxie…
Après un thé à la menthe et un déjeuner spartiate sous une tente berbère, une séance de tam tam à l’extérieur nous est improvisée par Mohamed. Joli filet de voix Mohamed. Et nuit à la belle étoile ou sous une tente berbère pour le même prix.
Nuit à la belle étoile d’ailleurs plutôt que sous la tente berbère parce que je fuis la chaleur et les ronflements de mon coéquipier…Et suis bientôt rejointe par Mohamed qui a décidé lui aussi de passer la nuit dehors, et pas loin de moi…Bon, après tout, le désert n’est pas à moi, il a bien le droit de dormir où il veut, tant que ça n’est pas sur moi ;)
Sur ce, dodo sous les étoiles, d’un ciel magnifique…
Jeudi 11 Juillet
Merzouga
Bien dormi, mais très peu.. Nous avions décidé en effet d’aller voir le levé de soleil d’en haut d’une grande dune qq part aux alentours…euh, déjà que le soleil se lève super tôt dans ces contrées lointaines. .alors plus tôt que super tôt, ça fait quelle heure ça en fait hein ?? ben ouais, je vous le donne en mille, ça fait pas loin de faire du 4 h du mat tout ça…Et on croit que je m’amuse en vacances moua !!
C’est donc encore à moitié endormie que je prends docilement le chemin de la fameuse dune, en maugréant intérieurement qu’il a intérêt d’ être à la hauteur le soleil, parce que sinon, il va entendre parler de moi !!( plus d’offrandes chaque année pour commencer, na !).
Pétard, c’est super chaud à escalader une dune l’air de rien !!! Pourtant, à ce moment là, suis encore pas mal sportive, et donc pas mal en forme…Mais j’ai l’impression que la dune fait des kilomètres de haut, et que dès que je fais un pas, la dune augmente de deux mètres, juste pour me gâcher la journée…Tout ça pour dire que j’en vois pas le bout …mais vous aviez compris je pense…bref, je monte parce qu’il faut monter , on a dit, alors on fait !!mais franchement, je peux parler d’un embrasement de ciel… à peine une étincelle alors…ou alors, je deviens exigeante au fil des voyages.. N’empêche que ça mérite pas vraiment la suée.. Suis sure que j’aurai trouvé ça aussi joli d’en bas.. Jérôme lui se sent pousser des ailes et monte sur une dune encore plus haute, la plus haute aux alentours, qui promet certainement un beau panorama. .mais suis trop fatiguée pour monter encore, et en plus je me dis que je l’aurai la photo, puisqu’on se connaît.. Maline hein ? ;)
Bref, je reste flanquée sur ma crête a moi, et prends qq ridicules photos.. et j’attends de pouvoir enfin me réveiller, et pouvoir enfin voir la vie du bon coté…une fois Jérôme redescendu, nous retournerons au bivouac pour s’apercevoir en plein jour qu’il s’agit presque d’un club med organisé avec tentes pour recevoir les touristes et un bar où l’on sert coca et fanta ( enfin,une glacière quoi).On se laisse pas abattre dans le désert malgré tout !.
Le programme de la journée est bien établi et nulle intempérie ne pourrait nous en détourner : Méharée la journée et nuit dans une deuxième oasis.
Départ à la fraîche, si l’on peut dire, et deux heures plus tard, vers 9 heures, alors que le soleil commence à bien se réveiller, on arrive dans une petite cahute pour faire la pause. Trois mètres sur trois, voire peut-être moins, de bric et de broc, fortement ajourée, voilà de quoi suffire pour une petite sieste. Sauf que, le vent présent depuis plusieurs jours dans la région se lève à nouveau. Littéralement coupés du monde, nous restons sept heures dans cet espace clos, où le sable et la chaleur rentrent par tous les trous et où il est impossible de s’allonger de façon correcte. J’ai jamais vécu ça…tu as beau t’emmitoufler de la tête au pied ( je commence à comprendre l’utilité du cheche) le sable passe partout …c’est assez incroyable a vivre…
Pour ajouter du piment a l’aventure, nous avons eu un soucis avec l’eau embarquée ( ce serait trop simple aussi !)
La Sidi Harazem, l’eau au goût tout à fait accepte fraîche, s’avère totalement imbuvable une fois portée à plus de 40 degrés…cela lui donne un espèce de goût salé ou autre immonde, de sorte que l’on ne peut la boire, même déshydratés la bouche pâteuse et sablonneuse… c’est dire quand même !!!
Nous avions là pas moins de six ou sept litres d’une eau infecte et inutilisable…c’est pas le pire ça,,,
Et ben non, comme si ça suffisait pas, le pire était encore à venir…Il a fallu, que coincés dans cette cahute trop petite pour trois, Mohamed choisisse ce moment là pour me déclarer sa flamme…bon, je voulais pas qu’il marche par terre pendant qu’on se prélasse sur nos dromadaires, mais de là à lui avoir fait des avances !!! Et ben si, au bout de longues minutes de tentatives d’explications (dont une dehors de la cahute en plein vent quand même), me voila en train de m’excuser de lui porter atteinte à son honneur en refusant ses avances (la vraie bonne galère quoi)…en tout cas, le Touareg est fier comme un pape hein, je sais pas si son orgueil à déjà été plus atteint.. C’est qu’il ne lâche pas l’affaire le bougre !!!Du coup, il me faut durcir un peu le ton pour sortir de cette situation cauchemardesque… le Touareg est fier et opiniâtre !! tant bien que mal, nous passons à autre chose( pas facile ds 6 m2)..C’est a dire k’il boude ds son coin, et moi je retourne ds mon cheche.. Super ambiance.. Ai jamais trouvé le temps plus long je crois !!
Comme si tout cela ne suffisait pas , les dromadaires ont décidé d’apporter leur petite contribution a la fête, en s’échappant au milieu de la tempête…c’est vrai après tout, ça faisait longtemps qu’on avait pas parlé d’eux !!
Du coup, Mohamed est parti les chercher, comme ça , au milieu du sable partout…on s’est bien vu tiens…plus de dromadaires, plus de guide, et du sable en veux tu en voila !!!Le pa-nard quoi !!
Au bout d’une demie heure, Mohamed revient avec les fugueurs, et enfin, le vent se calme un peu…Cette aventure nous a un peu refroidi, du coup nous réfléchissons sur la conduite à tenir pour le lendemain.. est ce bien nécessaire de s’acharner si les conditions doivent être les même le lendemain ?? Nous prenons conseil auprès de Mohamed, qui doit s’y connaître mieux que nous en condition météo du désert.. Comme il est pas franchement rassurant, et qu’on ne peut pas dire qu’on est pris beaucoup de plaisir depuis le départ de l’oasis ( si deux heures magiques, sur neuf au total), nous décidons de revenir au bivouac.. Nous quittons donc sans regret la cahute vers 16h, sous un soleil qui a pas vraiment faibli lui…
Et le retour fut très dur.. Jérôme a le fessier bien endolori, et moi ,j’ai tellement de choses qui ne tournent pas rond que j’ai du mal à les identifier.. ça doit avoir attrait à la fatigue, la soif, la chaleur, l’envie que tout cela s’arrête …
Comme pour nous changer les idées Mohamed continue de nous sortir des blagues qui ne font rire que lui , avec son accent où l’on n’y comprend rien, notamment une histoire de birouette dont je cherche encore la chute drôle.. Mais après des années, il me reste encore ce souvenir là…peut être que cette brouette devait me marquer à jamais ???
Le détour par un puits au milieu des dunes fut notre oasis à nous. Une douche froide, qui devait être à 30 degrés mais qui nous parut glacée, une orange juteuse, et nous revivons progressivement ! Une véritable cure de jouvence.
Le reste du voyage vers la première oasis où nous avions dormi la veille nous parut du coup tellement plus supportable. La soirée est douce, le tajine offert délicieux et les sodas européens et frais avalés, une vraie manne…
Cette expérience m’aura quand même laissé qq réflexions que j’ai eu le temps de cogiter à dos de mon chameau…Attention, ça va voler haut…
- même si ce n’est jamais agréable sur le moment, il faut vivre ces galères pour se rendre compte à quel point nous vivons dans un monde doré au quotidien, un monde où l’on a souvent le remède immédiat au mal que l’on pourrait rencontrer…c’est tellement évident que l’on a tendance à l’oublier.. Voila pourquoi il faut quitter tout cela régulièrement.. je n’ai jamais autant pris le temps d’apprécier une orange, quartier par quartier, presque pulpe à pulpe.. au lieu de me la goinfrer comme je fais d’habitude en me demandant avant même de l’avoir finie ( et savourée) ce que je pourrais bien manger après…Se faire pipi sur les mollets rien qu’en mangeant une orange… C’est pas rien hein ?
- Faut pas essayer non plus tenter de révolutionner les rapports touristes- locaux, quand ceux-ci se conjuguent avec des rapports hommes-femmes, sous conditions de se retrouver dans une belle galère inextricable, et surtout de heurter l’amour propre local ( c’est pas le but quand même).
- ne JAMAIS acheter de Sidi Hrazem avant d’aller dans le désert !!
Voilà qui fut une journée bien remplie…
Malgré tout cela, des années après, il me reste encore les quelques heures de bonheur profond que j’ai eu sur le dos de ce chameau, au milieu de cette vaste étendue, avant que le vent ne se lève…
Vendredi 12 juillet
Merzouga – Erfoud – Er Rachidia
A nouveau levé très tôt et retour à l’auberge de Merzouga. Nous sommes accueillis avec compassion et bienveillance par des habitués qui devaient dès le départ se douter que ce n’était vraiment pas la bonne période pour crapahuter dans le désert... En fin d’après midi, une fois la chaleur apaisée, nous reprenons la route vers le nord avec Hafid pour le ramener à Er Rachidia. Nous avons aussi un passager de plus, un jeune de l’auberge que nous avons déposé à Erfoud sur le chemin. Arrivé à Er Rachidia, Hafid nous invite chez lui. Nous faisons les courses pour préparer une succulente salade européenne …
La vie est magique parfois.. Il faut pas grand-chose …quelques légumes, un peu d’eau bonne à boire, et surtout des personnes de valeur avec qui partager tout cela.. Notre rencontre avec Hafid est assez troublante…C’est comme si nous nous connaissions depuis longtemps…il a une réflexion et un recul que je n’ai jamais rencontré chez aucun maghrébin( bon, je les ai pas tous rencontré non plus)…il dégage comme une quiétude et une sagesse que je trouve assez communicative…J’aime parler avec lui et je voudrais que le temps suspende un peu sa course…que nous ne soyons pas forcés de partir, forcés de revenir en France, de retrouver nos vies…Hafid ne possède pas grand-chose, mais il me parait d’avoir beaucoup plus que ça…
Mais le temps fait son œuvre, le repas est mangé, la soirée se passe, et c’est avec difficulté que je m’endors entre Jérôme et Hafid sur la terrasse….
Samedi 13 juillet
Er Rachidia – Tinerhir
Un petit déjeuner royal préparé par Hafid nous attend à notre réveil. Il s’est levé tôt et met un point d’honneur à nous préparer un festin de roi…Devons nous vraiment partir ??Pourquoi le faut-il ?
Eh oui, il le faut ..parce que c’est comme ça et c’est tout.. Mais pour cela, il nous faut réparer la pov Titine qui à été mise à mal dans le désert et qui a le pot d’échappement tout percé par les vilains cailloux…du coup, le désert lui a donné des ailes, elle se prend pour un avion !
En deux temps ,trois mouvements, Le pot d’échappement troué est placé entre les mains expertes de mécaniciens qui lui soudent une tôle avec un poste à souder datant de Mathusalem. Le résultat est saisissant et c’est un peu dubitatifs que nous quittons ces garagistes de fortune.
Enfin, le moment de quitter Hafid arrive…Nous essayons de le remercier du mieux que nous pouvons, sachant que ce n’était de toute façon pas suffisant.. Ce qui est bizarre, c’est qu’à la base c’est nous qui devions lui rendre service, et finalement, c’est nous qui avons l’impression qu’il nous a apporté bien plus que nous lui avons apporté.. D’ailleurs, que nous lui avons-nous donné en échange de sa générosité d’âme ??J’ai bien peur d’avoir une ardoise au Maroc moi…
Sans trouver les mots justes au moment de se quitter, ni lui, ni moi, nous reprenons la route en début d’après midi. Le soir nous atteignons Tinerhir, petite localité située à 1342m d’altitude (réputée pour sa palmeraie) qui nous ouvre les portes des gorges du Todra. Nous nous embourgeoisons de nouveau au moment de choisir notre hôtel, et la piscine et la quiétude de l’hôtel Tombouctou nous semble mérités après ces deux jours de sable et de vent. Dire qu’il y a 24h nous étions coincé dans un réduite de 6m2 pour trois ! Là on a maintenant une ancienne Kasbah entièrement rénovée !
Très bon Tajine dans le patio de l’hôtel, qui me rénove bien l’estomac…pi ro dodo dans un confort sans pareil, qui me rénove bien le dos…
Mais promis hein, j’ai bien tout apprécié à sa juste valeur !!
Reverrais-je un jour Hafid ?
Dimanche 14 juillet
Tinerhir – Gorge du Todra – Boulmane Dadès
Sur la route des gorges, nous nous arrêtons pour descendre visiter la palmeraie en contrebas..Elle est réputée pour être l’une des plus riches du Maroc, et s’étend jusqu’au contrefort de l’Atlas ( une chance incroyable nous ce matin !)La végétation luxuriante et le calme absolu rendent vraiment ce genre d’endroit agréable. Nous rencontrons un jeune qui se propose de faire le guide. On visite une vieille kasbah abandonnée et les plantations environnantes. Il s’agit de l’ancienne Kasbah du Glaoui, dont il reste que quelques pans de murs délabrés. L’irrigation se fait par l’Oued Todgah de sorte que les cultures sont très prolifiques. Une grande tache verte aux portes du désert !On fait même un détour par un jardin privé où le propriétaire, un vieil homme amène, nous commente avec application ses méthodes de jardinage. Pas une goutte d’eau n’est perdue grace au système d’irrigation.Vraiment très plaisante visite. Un gamin me tisse le sacro-saint dromadaire en feuille de palmier…
Ma foi, c’est poétique quand même non ?
Les gorges du Todra proprement dites, sont très jolies les 800 premiers mètres. Elles sont très touristiques, y compris pour les marocains eux-mêmes qui y étaient très présent, dimanche oblige.
Ensuite, la piste longe une étroite gorge de plus en plus aride pour aboutir à une piste totalement impraticable avec notre voiture. Même Titine doit renoncer.
En fin d’après midi, cap sur Boumalne Dadès en remontant la vallée du Dadès. La petite ville a très peu d’hôtel et notre envie encore vivace de piscine nous fait choisir un grand établissement sans trop de charme à mon goût. Notre choix se porte sur une chambre troglodyte, ce qui est pour le moins original. La piscine très profonde s’avéra glaciale…
Le soir, nous mangeons dans un petit restaurant en ville et nous faisons la connaissance de Saïd qui milite pour la reconnaissance de la culture berbère et de la femme dans la société marocaine. Nous apprenons que les berbères composent 75% de la population du Maroc et qu’ils ne sont pas des arabes. Il nous présente quelqu’un d’autre qui organise des excursions dans la vallée des roses sur plusieurs jours. Pour des raisons financières et peut-être de motivation, ne voulant pas nous remettre dans une galère supplémentaire, nous refusons. Il nous emmène néanmoins dans un petit village isolé où se tient un mariage berbère. Ce type de cérémonie se déroule sur quatre jours et nous arrivons au troisième si ma mémoire est bonne. Malheureusement c’est le moment du repas et peu d’animation nous est offerte.
C’est pas tout ça, mais nous on se marie pas, alors on va se coucher ! |
October 04
Lendemain : visite temple de Confucius + train pour Shijiazuang
Bonsaï
Ca y est !! j’ai retrouvé l’écharpe de Chang !!Tintin ne doit plus être très loin !
Bon, aller, c’est pas tout ça , mais faut que je file à la gare pour prendre mon train moi…Première gare de mon séjour !! C’est toujours un peu délicat de récupérer un billet parce que décidemment, très peu de personne parlent l’anglais en Chine.. Finalement, je me débrouille tant bien que mal, et me fait aider par des gens dans la file d’attente qui balbutient un anglais approximatif (mais toujours meilleur que mon chinois !) avec la meilleure bonne volonté !! Et j’arrive à décrocher le précieux billet, pour j’espère la bonne destination…les places sont numérotées, je m’offre la catégorie « couchette ».
La gare grouille de monde, les gens s’entassent un peu partout…Et fait qui va toujours me surprendre à chaque fois que je prendrai le train, au coup de sirène signalant le moment d’aller sur le quai pour monter dans le train, tout le monde se lève d’un bond et se bouscule au portillon !! Moi un peu surprise, je fais un peu pareil pour ma première…me dis que c’est la coutume locale, quoi…je me dis même qu’il doit pas falloir se fier a l’attribution des places dans le train… Mais , tout semble même super bien organiser…Je ne sais pas ce qui à pu se passer dans leur histoire pour générer ainsi l’angoisse de louper le train, mais la mémoire collective est très vive !! Bon, enfin, ça me sert d’expérience, et ça m’évitera de me précipiter aux portillons des prochaines gares !
Le confort est sympa dans le train, mais c’est le train qui n’avance pas très vite ! Il y a même un service de restauration et un service de location de lecteur DVD portables…Quel luxe !!
Moi je préfère me plonger dans le livre emporté de France. Cette année, je lirai « Anna Karénine», ce sera assez volumineux pour me faire le voyage je pense !! J’ai longuement hésité avec le botin, mais hélas ils ne le faisaient pas en format de poche !
Arrivée à Shijiazhuang tardive( 23h) , et ça c’est pas cool pour trouver un hôtel pas cher …Tous les taxis me sautent dessus à la sortie de la petite gare…Faut dire qu’une touriste avec un sac à dos, il y en pas beaucoup aux alentours !! Apres 20 mn de pourparlers pour tenter de me faire conduire à un hôtel pas cher, je commence à me dire que je vais devoir casser la tirelire pour aller dormir dans un hôtel plus luxueux …Jusqu’à ce qu’une jeune fille vienne à ma rescousse !!!Enfin quelqu’un qui parle anglais !!!Bon, elle peut rien pour moi pour dégoter l’hôtel pas cher, et les taxis commencent à se lasser et à disparaître progressivement !! Finalement nous décidons de partager un hôtel ( Zhangwei,son papa et moi)… Moi ça me plait plutôt parce que c’est la première chinoise que je rencontre qui parle si bien anglais , et avec qui je peux enfin communiquer.
Elle se fait accompagner par son père pour son inscription en Fac …Visiblement , elle va mener des études pour faire des recherches dans le domaine de la biologie…Elle doit avoir autour de 19 ans, mais alors, elle en fait beaucoup moins dans ses préoccupations !!!Elle semble surtout se passionner pour les gadgets de son portable , et les stylos qui sentent la rose… Elle parait très heureuse de me rencontrer (elle a une nouvelle amie française quand même !) , et un peu comme une adolescente, elle vide me fait l’inventaire de tout ce qu’elle a dans son sac, et me raconte fièrement l’histoire de chaque objet…
Ce n’est pas trop le genre de discussions que j’avais imaginé avoir, mais je prends ! Son père est beaucoup plus discret, il semble bader sa fille, ne rien pouvoir lui refuser … Elle me pose mille questions , sur moi, le France, la vie en France… du coup j’arrive pas en lui placer une !!Puis s’en suit une interminable séances photos.. Suis interloquée du sérieux qu’elle accorde à ses photos, changeant de pose pour chacune d’elles comme un mannequin !! lol..jamais vu ça !
Bon, il est 3 h , elle semble pas fatiguée du tout la ptite, moi j’en peux plus !! je sais pas pourquoi Mao à dit « quand la Chine s’éveillera etc etc.. » parce que moi je voudrais bien qu’elle commence par s’endormir !!!! On verra pour le réveil après …Y’a donc que moi qui ai les yeux qui piquent ??4h, je jette l’éponge, et je ferme mes yeux qui piquent, tant pis si le monde se met à trembler !!
J’arrive a fermer mes yeux pour 3 h (ouaouh !)…Parce que je suis réveillée par un flash dans la figure derrière duquel j’aperçois, quand mes yeux ont récupéré de leur choc, mon ado d’hier soir morte de rire…elle a du remettre la main sur son précieux appareil , a moins qu’elle ne se le soit faite greffer, sinon c’est pas possible !!! Tant de candeur, ça fini tout de même par me toucher…
Bon, on quitte la chambre et petit déjeunons tranquille dans le quartier ..une espèce de soupe pas alléchante a 8h , avec bcp de coriandre …ils dévorent et je picore…
Puis chacun continue sa route, ils vont à l’université inscrire Hamilton en herbe, et moi je vais a la station de bus pour attraper un bus pour Ti An, village et point de départ pour l’ascension du mont Tai Shan. Une ptite photo pour la route peut être ???
Arrivée Tai An- Rando mont Tai Shan
Arrivée dans la ville , il n’y pas beaucoup de possibilités de logement type routard,aussi , suis obligée de prendre une chambre dans un palace, avec un lit pour au moins trois personnes je pense.. Moi ce que j’aime dans les hôtels comme ça, c’est le petit dej du lendemain J
Le temps de passer une nuit confortable et réparatrice, et me voila le lendemain partie avec un sac allégé pour passer la nuit an haut du Tai Shan.. Il parait que le lever de soleil est un moment unique à ne pas louper !! (euh, rappelez moi à quelle heure se lève le soleil déjà ?)
Sommet à 1545 m avec un dénivelé d’environ 600 m de la porte du milieu (Zhongtian Men) au sommet. L’ascension du Tai Shan est une expérience unique.. et fatiguante !!! car pour atteindre le sommet, il faut gravir les 6600 marches ( ça faisait longtemps que j’avais pas vu de marches moi !). On peut aisément se demander tout au long de la rando combien se sont épuisés à la tâche pour construire les temples et escaliers du mont , sans assistance mécanique. Aujourd’hui encore, les outils et pierres sont acheminés à dos d’homme…
Son aura surnaturelle attire des foules de chinois (c’est rien de le dire). La légende veuille que l’on vive centenaire si l’on escalade le Tai Shan.
Ben en tout cas, faut pas monter quand on est centenaire, parce que c’est des coups à plus l’être après !!
Chaleur humide, je dégouline et mouille le T- shirt au bout d’une heure…mais comme suis partie tard, il est vrai que je traîne pas trop…Effectivement, suis assez impressionnée de voir tout ce monde qui transpire à l’unisson.. Et beaucoup, beaucoup de personnes âgées, voire très âgées…C’est la sagesse qui leur donne toute cette énergie ?? (penser à s’acheter un peu de sagesse tiens).
Le site est magnifique en effet , avec un chemin aménagé de marches et de petits temples ( a coté desquels il y a souvent un marchand ambulant). Tout au long du trajet, il y a des idéogrammes que je ne comprends pas , mais qui sont fait pour accompagner l’élévation de l’esprit… a moins qu’ils n’aient marqué « les touristes sont des imbéciles » ou « celui qui lit est un con » ou encore « tu t’es faite avoir, c’est pas du tout le Tai Shan ici ah ah ah »…Auquel cas, il vaut mieux que je ne comprenne pas…
Vers 18 h, j’atteins enfin le sommet, ça tombe bien, parce que je n’ai plus d’eau, plus de gâteaux secs, et plus d’énergie !!! S’il y avait eu 6601 marches, j’aurai fait demi tour tiens !
Je me trouve vite fait l’auberge au sommet au confort suffisant, et au tarif correspondant davantage à mon budget que le bel hôtel du village en bas…en plus je suis seule dans la chambre, vais pouvoir piquer toutes les couvertures des voisins !! yek yek yek !! Ouais parce que eh, quand même, moi j’ai pris qu’un petit sac de fortune, et il fait pas super chaud a 1600m !!
Bon, je file vite trouver un peu de quiétude aux alentours du sommet, espérant enfin, n’y trouver plus personne…
Ce sera peine perdue, parce que a peine ai-je fait un km que j’entends de la musique pop chinoise venant d’une tour de temple ou de je ne sais quoi, et diffusant cette musique a toute la montagne aux alentours….Suis frappée que le silence que la sacralité du site imposerait ne soit pas respecté (mince, la plus révérée des 5 montagnes quand même !!). mais bon.. rien a faire, je reviens au village en faisant le deuil de mon introspection…et puis c’est pas tout ça, mais toute cette spiritualité d’un coup, ça me donne faim !!
Sommet du mont Tai Shan : Porte Sud du paradis :
Autrefois, à ce sommet, des sacrifices impériaux étaient offerts au ciel et à la terre. Cinq empereurs chinois seulement la gravirent. Du sommet, Confucius murmura « le monde est petit ». Mao proclama « l’orient est rouge ».
Et moi j’ai dit… « Peuvent donc pas la couper leur musique ? »…Oui, bon en même temps, j’avais pas de chaise porteur moi…Alors le manque d’oxygène aidant, faut pas s’étonner hein… M’en fiche, parce que MOUA j’ai franchi la porte de l’Immortalité, alors selon la tradition, je suis devenue un être céleste MOUA !
L’immortalité ne m’ayant pas fait passer la sensation de faim, je vais me restaurer a l’auberge en extérieur, en partageant ma table avec un Allemand qui a lui aussi décidé de devenir un être céleste…Sais pas combien on peut être comme ça, sans le savoir !! Super soupe avec des raviolis que je dévore… Tant pis si l’Allemagne croit qu’en France on mange comme des cochons !! Douce soirée à échanger encore des vies différentes…
Puis gros dodo parce que demain faut se lever tôt pour voir ce fameux levé de soleil ( vais tenter d’aller parler au soleil dans mon sommeil pour négocier un petit report ..suis un être céleste quand même !! plus de complexes !)
Je pique toutes les couvertures de la chambre et je m’endors avant même d’avoir fermer les yeux J
Lendemain matin 5h , réveil par la cloche…En fait tu as pas le choix.. même si tu as rien demander.. tu te lèves ou … tu te lèves !...Suis un peu surprise de cette absence de choix , mais bon pour une fois, ça m’arrange…sauf que il fait super froid dehors ( faut dire que 4 couvertures ça tient bien chaud) que j’ai qu’un maigre T shirt, et que j’ai pas du tout récupéré de mes 6600 marches…Et , la , quand je sors, j‘ai une vision un peu surréaliste.. d’abord , il y a pas du tout de soleil, mais une épaisse brume limite purée de pois… on y voit rien a dix mètres.. sauf des gens partout avec des vareuses vertes militaires …euh, je tente de reconnecter les deux neurones, de remettre les idées en place… et puis je vois devant l’auberge d’autres gabardines entassées, et comme je me caille grave, je m’approche pour voir s’il y en a une pour moi .. c’est pas possible , l’armée Mongole ne peut pas avoir envahi la Chine pendant la nuit !!
Bon, effectivement, ai droit a une gabardine moi aussi ( deux, non ? c’est pas possible ?? pasqu’il fait vraiment froid hein.. bon d’accord monsieur..On arrête de crier SVP)… Si j’étais pas si dans la brume (au propre comme au figuré), me serai bien prise en photo dans ma vareuse des années soixante, mais j’ai envie de rien d’autre que de retourner au lit…Mais bon, me suis pas tapée 6600 marches pour louper ce fameux levé de soleil.. sauf, que là , à moins d’un miracle , je ne vois pas trop comment le soleil va pouvoir percer ce brouillard…En même temps, je me dis que je suis pas d’ici, que peut être la brume à l’habitude de se dissiper en 10 mn, que peut être c’est une montagne sacrée parce que magique et qu’il s’y passe des phénomènes sur naturels etc , etc ..Faut voir toutes les légendes que j’ai pu lire sur ce caillou !….
Bref, je longe les remparts pour me diriger vers « le rocher nord de la prière » ,site privilégié pour observer le fameux évènement… Au milieu d’une cinquantaine de personnes, je me cale dans le recoin d’un rocher bien confortable, soigneusement emmitouflée dans ma gabardine verte… en attendant ce fichu soleil, me demande quel est mon grade, si j’aurai droit au petit dej, si je serai de corvée de toilette ou de patates, si tous ces gens se sont fait enrôlés dans leur sommeil eux aussi.. etc etc.. que des pensées philosophiques quoi.. C’est vrai que cette montagne est magique !!
Bon , qu’on ne me reparle plus jamais du levé de soleil depuis le Mont Tai Shan, parce que j’ai attendu une bonne heure, et hormis que je voyais la luminosité changer et s’éclaircir, ai jamais vu l’ombre d’une esquisse d’une once de disque solaire.. Alors encore moins un quelconque spectacle magnifique aux couleurs mordorées !! Ai vu que du gris parce que rien du brouillard !!Montagne sacrée mes fesses !! Préfère pas du tout être céleste si je dois plus voir le soleil de ma vie !!!
Du coup , un peu écoeurée, je démissionne de l’armée , et je rend ma gabardine au sergent avec un air de dédain pour cette structure qui manque vraiment d’organisation !!Mais suis maline, je démissionne avant même de faire mes corvées J
Bon, une fois douchée, je déjeune copieusement avant de redescendre rapidement de ma montagne.. Rapidement parce que ça fait mal au genou la redescente des marches, et du coup je me le fais à la course tranquille.. Ce doit être mon micro passage dans l’armée qui m’a influencée !! C’est dangereux hein ??? Du coup, en deux heures suis en bas , et j’ai un peu de temps pour flâner avant de reprendre mon train.
Tout en me promenant, je tombe sur une cour de stade sportif…La prof de gym qui sommeille en moi s’est arrêtée pour regarder un peu leur séance de sport…La aussi , très surprise de voir un enseignement plus que militaire digne du début du siècle en France…La séance consiste a organiser les élèves en bataillon (les filles en rose, les garçons en bleu) qui doivent effectuer de exercices analytiques au coup de sifflet (Famose doit être fier de ses enfants !)…j’espère intérieurement que ça n’était pas une séance d’éducation physique, mais peut être une répétition pour un prochain spectacle…c’est un peu songeuse que je quitte la scène pour récupérer mon sac a l’hôtel et prendre mon train.
Arrivée à la gare, je ne cours pas au portillon, je prends tranquillement mon train pour Taiyuan( pour Pingyao, un des derniers village traditionnel du nord de la Chine), je prends sagement mon livre et je m’endors sereinement…serait ce l’effet du Mont Tai Shan ???
Pingyao :: 40000 hab
Encerclée par des remparts Ming d’une longueur de 6 kms ( considérés comme les derniers remparts intacts de Chine). Ses temples anciens, ainsi que ses demeures construites autour d’une cour donnent un aperçu unique des styles architecturaux et de la structure des villes de la Chine impériale.
Située sur l’ancienne route Beijing- Xi An, Pingyao était un carrefour commercial prospère comme sous les dynasties Ming et Qing. C’est là que furent implantées les premières banques ( Tongs) de Chine. Tombée en ruine , puis inscrite en 1997 au patrimoine mondial de l’Unesco, elle suit un programme de rénovation respectant le traditionalisme d’une ville han.
Hôtel de ville
Ma guesthouse à Pingyao…Toute mignonnette, toute calme…J’ai eu du mal à la quitter !
La construction des remparts commença sous les Zhou ( 827- 728 av. J.C) mais la majeure partie des remparts date des Mings .La partie extérieure du mur porte quelques impacts de balles, vestiges de l’invasion japonaise de 1930.
Pingyao, c’est vraiment bien, ça correspondait à mon « idée de Chine », celle que je pensais davantage rencontrer. C’est certainement du aussi au fait que les voitures sont interdites dans l’enceinte de la vieille ville (mais suis quand même bien contente de trouver les cafés internet à l’extérieur !).
Sur la rue principale, il y a beaucoup d’antiquaires et l’on trouve des objets de tout ce qui fait l’histoire de ce pays …j’y trouve deux livres rouges, je sais à qui ça plaira J
Mais j ‘achète pas les lunettes rondes, parce que mes yeux vont très bien merci …Avec un peu de chance, c’est ici que j’aurai pu voir des chinois en vareuse bleu sur leur vélo( j’avais déjà les lunettes rondes et les vélos) et avec encore plus de chance, j’aurai pu y voir Tintin !!
Je me fais aussi de bons petits resto avec des photos sur la carte …Aaaah, vais pouvoir enfin manger sans risque !!!
Bref, je passe un bon petit séjour reposant de trois jours, loin du tumulte des villes, juste pour le plaisir de flâner…ça va pas durer parce que je file sur Xi An et ses fameux soldats de terre !
Xi An
Xi an est probablement la ville un peu étendue qui m’aie le plus séduite …Je commence à être au centre de la Chine ( ouf !) . Les distances sont très longue entre chaque ville, les trains assez lents, et du coup les trajets assez longs.. Je m’arrange souvent pour voyager en couchettes de nuit…J’aime beaucoup les trains parce qu’ils permettent de vraiment partager la vie des gens au plus près…Forcément, quand tu partages les odeurs de pied, ça rapproche !!lol
J’arrive à Xi an, le temps de trouver un hôtel, faire les formalités, et je pars pour une journée de visite de plusieurs sites dans un rayon de 50 kms.. Toujours pareil, je n’aime pas trop le concept de visite de groupe, mais c’est le plus simple pour visiter les 4 ou 5 sites en peu de temps…Alors nous voila partis pour visiter des mémoriaux de Chépakoi, un autre musée de Chépakoi, et ce que j’attends depuis longtemps, Bingmayong site de l’armée enterrée des soldats en terre cuite …aaahh !
Bon, dans le désordre, j’ai visité le musée de Lintong
Genre de musée anthropologique présentant sur 4 salles 10000 pièces évoquant 5000 ans d’histoire…Notamment un coffret serti d’or et d’argent trouvé dans les ruines du temple Qinshan, de l’époque de la dynastie des Tangs…
![clip_image012[5]](http://by1.storage.msn.com/y1pkLEHJpqN7IRXEhLOyNFMbP2C6MHCX_wmdJMK2phN6aV-sSEUE2SbeH7Spm4535fsynZ7WlIZVfXuaL6iW680y0Mtf0gMCdzu?PARTNER=WRITER)
La sculpture ci-dessus confère fertilité et bonheur amoureux aux filles qui en touchent le nez…A voir l’aspect poli de la bête, y’ a quelques célibataires qui ont eu le secret espoir que la légende se vérifie !!! Les chinois ne sont pas sexistes, il existe la même version masculine à côté ( toute aussi polie d’ailleurs !).
Et puis j’ai visité aussi le musée Hong Men, et la j’avoue que j’ai rien compris du tout !! C’était encore une histoire d’armée de 100 000 hommes, dirigés par plein de protagonistes , notamment, deux chefs et leur cousins, oncles et conseillés… et grossomodo, une histoire de trahison pour conquérir le pouvoir du canton… rien de bien original quoi !
Puis après , encore une visite relatant une trahison politique, sur un incident qui s’est passé le 12 Décembre 1936…Les protagonistes cette fois sont plutôt communistes, nationalistes et Japonais…Avec des noms célèbres tel Mao Zedong, Zhou Enla,Chiang Kaishek…
La encore, il s’agit d’histoire de trahison, manipulations, et d’un incident qui a failli tourner au vinaigre…
Tout cela relaté sous forme de musée de cire.. Mouais, bof bof quand même, a moins d’être passionné par l’histoire de la Chine...Ou d’aimer les bougies…
Puis ensuite , pause déjeuner.. Comme tout circuit qui se respecte, il se trouve, comme par hasard, que le restaurant choisi est tout proche d’un grand magasin qui vend mille gadgets, et spécialisé plus précisément dans la joaillerie de Jade.. Incroyable ça quand même !!
Bon, repas pas fameux du tout, je sais pas du tout ce que je mange, ça a l’air d’une espèce de garbure.. Je tente par curiosité, mais la encore, je sors de là en ayant encore faim !!
Puis on nous amène visiter encore un autre site.. cette fois, c’est un espèce de spectacle sons et lumière ( ou plutôt feu et lumière)..Y’a un type qui dans une tombe en contrebas, j’en déduis que c’est un musée dédié à un illustre ancien empereur : Qing Shi Huang, premier empereur de Chine( Ah bon, si vous voulez..) qui unifia le pays, imposa une monnaie et une écriture(ah bon, quand même !).
Ensuite une autre visite.. Encore une.. Bon… Si j’ai tété très docile et obéissante jusque là, j’avoue que j’en ai un peu ma claque des visites…moi je voulais d’abord voir l’armée de terre cuite !! Là ça fait 5 ou 6 heures qu’on parle de choses trop pointilleuses de l’histoire de Chine pour que cela me passionne.. En plus , j’en ai carrément marre aussi que nos visites soient orchestrées et chronométrées a la minute près. « RDV ds 15 mn ici après la visite de ça », « tout le monde a RDV devant la porte machin a telle heure » « Tout le monde mange au restaurant machin en 20 min ! ».. ras le bol !!
Bon, comme la prochaine visite est en extérieur, qu’elle présente de beaux jardins, et que je ressortirai de la en ayant pas plus perçu les subtilités de l’histoire chinoise, je laisse le guide nous faire son topo en me disant que je m’esquiverais discrètement pour quelques minutes de liberté, des qu’il nous donnera RDV…Il nous conseille vivement d’aller voir une tour ou je ne sais quoi avant un défilé costumé… moi ni l’un ni l’autre ne me branche particulièrement, donc quand le groupe prend son chemin, moi je tente une bifurcation discrète vers les jardins…
Echappée qui a dû durer environ 30 sec, parce que je ne tarde pas à voir mon guide derrière moi me courir après en gesticulant et vociférant à travers le paisible jardin.. Décidemment, aucun respect pour le calme ces gens la !! Bon, là il me répète que je DOIS aller voir la tour, avant que le défilé ne commence dans 10 MINUTES … Moi j’essaie de lui expliquer gentiment que je suis pas une fan ni des tours, ni du carnaval, mais que j’aime bien les jardins paisibles par contre…Bon, là, il me roule des yeux exhorbités, me répète dix fois ce que je DOIS faire, en hurlant de plus en plus fort, de sorte que ce jardin n’a plus rien de paisible…Je pense qu’il n’aurait pas plus réagi si je lui avais soutenu que la terre était plate !!!
Au vu de sa réaction démesurée, je comprends bien qu’il ne saisit pas mon désir d’autonomie passagère, et que même je risque d’offenser son goût pour l’histoire chinoise (dont il semble particulièrement fier).. Comme je ne veux pas en arriver là, ( et qu’il y avait déjà eu un incident diplomatique a Xi An, j’aurai souffert de lui avoir volé la vedette J) je dépose les armes et le suis docilement jusqu’au groupe (qui a déjà visité la tour, c’est bien la peine !!).. Docilement, mais en bougonnant très fort intérieurement quand même.. Je me dis que si j’ai le temps au retour dans la voiture, je lui expliquerai un peu la notion de libre arbitre.. Que des gens très bien ont bien pris soin de coucher noir sur blanc ! Et que non, le libre arbitre n’est pas un personnage en noir qui souffle dans son sifflet au beau milieu de deux équipes fanatisées !
Pour me raisonner, je me dis aussi que ce n’est pas moi qui vais lui inculquer la notion de liberté individuelle, alors qu’on les a lobotomisés pendant des années a grand coup de communisme exacerbé !
Bon, tout en ruminant, j’assiste à la cérémonie de défilé.. Ben me suis faite virée parce qu’en plus me suis pas assise où il fallait !! Je les trouvais vachement près de moi aussi, avec leur lances !!! Bref, après m’être faite remarquée par deux fois, suis allée me cacher au beau milieu de la foule, et j’ai plus bougé un petit doigt (pas trop envie de finir en tôle pour comportement révolutionnaire non plus !).
Franchement, vous trouvez que ça valait toute cette histoire vous ?? ( elle est près la lance hein).
Bon, une fois qu’on a eu fini d’admirer le défilé (pas mal quand même, faut pas être mauvaise langue) , on se dirige enfin vers le site de l’armée des soldats de terre cuite…Et on nous redonne RDV.. Cette fois, on presque deux heures, suis pas fâchée de pouvoir souffler un peu !! Le site est gigantesque, et se présente sous forme de hangars géants…Un peu comme ceux des aéroports… Suis un peu surprise, parce que j’avais vu une photo sur le net ou les statues semblaient être a ciel ouvert..Merci a celui qui a trafiqué sa photo !!!
C’est pas grave, c’est impressionnant quand même.. Et puis on sera à l’abri si un déluge nous tombe sur la tête !
: Bingmayong : Armée enterrée de terre cuite, vieille de 2000 ans !!
Situé dans le district de Lintong à 42 kms de XI’An.
Pour faire court, et si j’ai bien compris, un illustre roitelet qui savait pas trop quoi faire est allé en 231 av JC envahir la demi- douzaine de royaumes qui jouxtaient le sien.. Il y est si bien arrivé, qu’il a fini empereur d’une Chine unifiée ( ah quand même..). Bref, fort de sa mégalo démesurée, il a fait bâtir sur ce site un immense tombeau à la hauteur de son égo surdimensionné…vu l’étendue des travaux, les Egyptiens et leur ridicules pyramides pouvaient aller se rhabiller…
Bon, et pour garder ce fastueux tombeau et ses richesses, il fallait bien, devinez quoi, toute une armée…Le Chinois étant certainement travailleur, mais pas encore immortel, voici naître l’armée de terre( fantassins, chars, chevaux…), ainsi qu’une ingénueuse machinerie pour l’animer (notamment des arbalètes pièges, tirant des flèches automatiquement su qq’un tentait de percer un trou dans sa chambre funéraire, si si !).
La fosse mesure environ 210 m d’Est en Ouest et 60m du Nord au Sud, sur une profondeur de 5 à 7m..
les 6000 guerriers et chevaux de terre cuite font face à l’Est, en formation rectangulaire.
L’avant-garde est constituée de trois rangées d’arbalétriers et d’archers, qui se trouvent à l’extrémité est de l’armée. Derrière, se tient la troupe, des soldats en armure portant des lances , des haches et d’autres armes à long manches, accompagnés de 35 chariots tirés par des chevaux ( mais ces chariots de bois sont désintégrés depuis longtemps).
Chaque visage arbore une morphologie et une expression différente. Les cavaliers portent des surplis à manches serrées, de petites cottes de maille et des coiffes à l’épreuve du vent. Le corps et les membres des archers sont disposés selon les règles strictes d’un livre ancien sur l’Art de la guerre. On suppose que les sculpteurs utilisèrent leurs compagnons ou eux-mêmes comme modèle pour le visage des soldats.
Suis bien contente d’avoir mon zoom, pasqu’on peut pas trop s’approcher quand même !
Franchement chouette le site, et super bien expliqué…ça valait vraiment le coup de se faire engueuler toute le journée pour ça !!
Suis bien contente aussi de pas être née à ce moment là en Chine pasque quand même, tous les ouvriers et les femmes de cet empereur se sont fait enterrés vivants dans le tombeau pour être surs qu’ils ne témoigneraient pas…Et dire que parfois on se plaint d’un manque de reconnaissance dans notre travail !
Mesure qui fut tout de même, il faut bien le reconnaître assez efficace car ce n’est qu’en 1974 que le site fut découvert par des paysans qui creusaient un puits. Notamment un qui est encore en vie, et son boulot (malgré son grand âge) consiste à dédicacer les cartes postales à son effigie moyennant menue monnaie…Plus populaire encore que le Pape !
C’est avec beaucoup de regret que je quitte ce site, visite qui fut vraiment super intéressante… |
Lundi 15 juillet:Gorges du Dadès
Le début des gorges du Dadès est assez monotone mais l’on s’arrête pour faire une première balade . En fait, sur les conseils du GDR, on cherche à partir dans la gorge Sidi Boubkar à partir de l’hôtel restaurant Miguirne…Alors qu’on a du mal à trouver ne serait ce que le point de départ de cette promenade, surgit un homme de je-ne-sais-où avec un petit gamin qui ne doit pas avoir plus de 11 ans…je lui demande la route, et tout naturellement, un peu comme Hafid, il se propose de nous accompagner… Nous voilà donc à la rencontre d’Ali, carreleur à Marrakech, retourné dans son village pour les vacances. Avec lui, Lassen, un jeune garçon adorable .Même si je m’attends à ce qu’il réclame qq chose à la fin, ça me parait pas du luxe vu la difficulté que nous rencontrons pour trouver notre chemin avant même d’avoir commencer… nous voila donc partis à 4 , mais nous, on ne sais pas trop où !!
Et ben, autant le désert fut un demi calvaire, autant cette journée restera certainement une des plus belles que mes voyages aient pu m’offrir !!
Elle se déroule en fait en 4 temps forts :
D’abord nous avons longé un petit canyon, et je pense que c’est justement la gorge de Sidi Boubkar…Le spectacle fut tellement magique que j’en ai oublié d’ôter l’appareil photo de mes poches avant de partir dans la rando aquatique..oups !!!
Toutes ces belles photos fichues en l’air !!!
Mais bon, c’est ça l’aventure hein,non ?
Deuxième temps fort, au sortir du canyon nous arrivons dans des jardins insoupçonnés au milieu de l’aridité naturelle…Nous avons conscience d’être mené dans un monde méconnu des touristes, d’ailleurs, nous n’y croisons personne, un petit paradis rien qu’à nous le temps de quelques heures… Apres maintes escalades, désescalades, et de longues marches, nous voici vivant le troisième temps fort :
La randonnée « des doigts de singes » appelée comme cela du fait des roches érodées aux formes arrondies qui la compose…
On devient franchement fatigués, mais le spectacle est magnifique.. Il est cependant temps d’arrêter car Lassen montre des signes de faiblesse (ah quand même !) et nos jambes ne nous portent plus très bien…Le temps de voir cette route qui fait d’impressionnants virages a fleur de montagne ( des spots publicitaires pour voiture ont été tournés ici), et on arrive au 4eme temps fort, le partage du thé et de galettes au miel dans la famille d’Ali …
Nous sommes accueillis par deux femmes âgées qui nous reçoivent comme deux vieux amis.
Je suis un peu frustrée parce que les femmes qui nous accueillent ne parlent pas français, et que je ne sais pas trop quoi leur raconter, vu mes maigres connaissances en arabe..Vais pas leur demander si ça va toutes les 10 mn qd mm J
Il n’empêche que ce thé et ces galettes arrivent à point nommé, et il m’est très difficile de ne pas me jeter dessus et de garder une attitude socialement acceptable.
Nous arrivons en fin de journée, là aussi le moment de se séparer arrive.. Ali ne nous demande rien, nous on ne sait pas trop si on doit lui proposer de lui donner qq chose sans le vexer.. Dans le doute, on lui propose quand même. .on a passé une super journée, on préfère le vexer de trop que de pas assez.. Ben il refuse tout net…
C’est assez déconcertant quand même, car assez rare…Alors tout ça, depuis ce matin, c’était un acte purement gratuit ???
Cela fait plus d ‘une semaine que nous sommes au Maroc, mais nos deux rencontres coup sur coup sont tout de même assez surprenantes et forcent le respect …
C’est donc les jambes bien lourdes et la tête pleine de paysages féeriques que nous nous en retournons dans notre grotte de Boumalne Dades.
Repos bien mérité !!
Mardi 16 juillet:Boulmane Dadès – Ouarzazate – Aït Benhaddou
La ville de Ouarzazate est très anodine, sans beauté, dans une région désertique. Le mythe que j’en avais, comme ville exotique aux portes du désert en prend un sacré coup. Nous visitons la Kasbah de Taourirt qui se révèle d’un intérêt un peu limité.
Dans l’après midi l’on part pour Aït Benhaddou pour y dormir. L’hôtel que l’on choisit, un peu par hasard pour un prix tout à fait correct, qui se nomme « la Kasbah » s’avère un petit paradis ! Superbe piscine avec vue sur le ksar d’Aït Benhaddou et sur la vallée entière. Un endroit vraiment enchanteur. Du coup, l’on décide d’y rester un jour de plus. Après midi détente et repas à l’hôtel.
Mercredi 17 juillet:Aït Ben Haddou – Vallée du drâa – Agdz
La vallée du drâa, dont beaucoup de livres nous ventaient la beauté, est en prise depuis de nombreuses années à une forte sécheresse. Ses palmeraies se sont desséchées et l’ensemble reflète une impression de déjà vue dans les gorges du Todra. Petite déception même si quelques kasbahs « typiques » parsèment la route. Nous avions prévu de pousser jusqu’à Zagora dont un panneau de signalisation, indiquant Tombouctou à 45 jours de chameau vaut à lui seul le détour. Mais l’envie n’y était plus par trop de monotonie. Nous revenons sur nos pas et nous nous arrêtons à agdz, prononcer agadèz, pour y dormir.
Jeudi 18 juillet:Agdz – Oasis de Fint, Aït Ben Haddou
L’Oasis de Fint, très en retrait de la route principale, s’avère elle aussi très sèche. Le sentier très caillouteux et plutôt long pour y accéder fait espérer que l’oasis se mérite mais il n’en est rien. Arrivé, le petit du chef du village, du moins est-ce comme cela qu’il se présente, nous assaille littéralement pour nous servir de guide. Finissant par réaliser qu’il n’obtiendrait pas un seul dirham de nous il s’éloigne dépité. Quelques endroits près d’un oued rachitique permettent la culture de légumes et quelques minutes de repos au calme. Nous retournons donc en fin d’après midi au paradis.
Quand même, ça valait le coup rien que pour voir notre fidèle Titine traverser fièrement l’Oued !
Le retour à notre hôtel coup de cœur d’Ait Benhaddou est un pur bonheur…Il doit résonner des ondes positives dans ce site, c’est pas possible !! Est ce pour cela qu’il est répertorié aux sites de l’Unesco ?
Est-ce pour cela que les réalisateurs de cinéma ont tourné ici ?? Et où est Peter O Tool, mon amoureux de mes neufs ans ??
Vendredi 19 juillet: Aït Ben Haddou
Journée détente absolue entre la piscine et le transat. Ben oui, on est en vacance tout de même ! Faudrait pas l’oublier. Notre journée varie au rythme des jus d’oranges naturels bien frais, des bains ds la piscine a bonne température, des bains de soleil, et de la lecture du moment…Je jette de temps en temps un coup d’œil sur le ksar, juste pour m’assurer qu’il ne disparaîtra pas pendant que je ferme les yeux.
Visite du ksar en fin d’après midi. C’est une ville moyenâgeuse fortifiée, en terre, encore très bien conservée. Construit sur une colline, le point de vue en hauteur sur la vallée et les palmeraies est absolument superbe. De nombreuses minutes de méditation au sommet semblaient indispensables. Redescente à la nuit tombée. On quitte ce ksar toujours à regret.
Samedi 20 juillet:Aït Ben Haddou – Marrakech
Sur la route, nous visitons la décevante oasis de Skoura où les ravages de la sécheresse sont passés par là. La kasbah que nous parcourons avec un petit guide local vaut néanmoins la peine de s’y arrêter.
Nous arrivons à Marrakech en début d’après midi et nous trouvons l’hôtel assez rapidement. Fort commode car très bien situé proche de la place Djemaa el-Fna et de la médina, il est immense, impersonnel et les chambres sont plutôt sales. Une véritable machine à touriste. Quel terrible changement avec Aït Benhaddou !
Nous passons le reste de l’après midi à visiter la place Djemaa el-Fna avec ses montreurs de singes, ses acrobates, ses conteurs. Un concentré de ce que devait être la cour des Miracles à Paris au moyen âge.
Le conteur d’histoires a son petit succès vu la foule qui s’entasse, mais moi je comprends pas l’arabe, c’est bien dommage..Y’a-t-il une méthode Assimil pour apprendre l’arabe en 10 mn ??
Faut pas regarder une fraction de seconde le charmeur de serpent, même à 10 m, sinon, il te demande la pièce( même si tu prends pas de photo hein, juste parce que tu as regardé !)…Je le soupçonne non pas de charmer son serpent, mais de le dresser à espionner les touristes qui passent et à cafeter à son maître s’ils jettent un œil dessus plus d’une fraction de seconde…le charmeur regarde devant lui, le serpent regarde dans son dos.. et paf !! toute la place est supervisée !! oué mais moi je vois clair dans leur jeu… et je regarde juste moins d’un quart de seconde.. trop malin j’ai dit !!
En tout cas, c’est bien cette place hein..ça occupe l’esprit…
Nous poursuivons par les souks. Plus petit qu’à Fès mais ils valent quand même le détour.
J’en profite pour acheter deux belles lampes marocaines, qui sont hors de prix chez nous, et à un prix dérisoires ici.. après tout, on a une voiture quand même, s’agirait d’en profiter pour ramener des trucs volumineux !
. Le soir, nous mangeons sur la place dans un des nombreux stands de nourriture qui se montent chaque soir et se démonte avant le petit matin. La place s’en retrouve encombrée et il est bien difficile de faire la différence et de choisir. C’est totalement pittoresque et absolument incontournable. La nourriture est finalement plutôt bonne et les conditions d’hygiènes, qui peuvent paraître douteuses à première vue, sont suffisantes pour que des touristes comme nous restent en bonne santé. La harangue des tenanciers, le mélange des fumées et des odeurs, le plaisir des yeux qui se posent sur tout et rien, les attroupements autour des conteurs de rue, les cries de joie des badauds ; il en faut peu finalement pour être en vacances.
Dimanche 21 juillet:Marrakech
Les jardins Majorelle
Le peintre Jacques Majorelle, fils du célèbre ébéniste, tomba amoureux du Maroc dans les années 20. Il s’installa à Marrakech pour se consacrer à son art et fit construire une villa Art Déco au milieu d’un jardin qu’il peupla, au fil des années, d’essences rares venues des 4 coins du monde. Il ouvrit ce jardin au public en 1947 et la tradition lui a survécut. Yves Saint Laurent et Pierre Bergé ont entrepris depuis plusieurs années de lui rendre son mystère et sa force mystique. C’est un chef d’œuvre de botanique, flanqué d’un petit musée d’art islamique qui vaut lui aussi la visite.
C’est la journée des visites ratées. Le palais el-Bahia est fermé, les jardins près du palais royal aussi, et le bassin de la Ménara, pourtant haut lieu touristique de Marrakech, fort décevant. Seul le Jardin Majorelle recueillant de nombreuses plantes du monde entier est agréable et reposant. Mais il aurait put se trouver dans n’importe quelle ville de cette planète. L’ensemble est un peu décevant et finalement nous décidons de ne pas rester aussi longtemps dans la ville. Sans doute de nombreux endroits dans Marrakech sont pittoresques, mais nous n’avons pas sut les trouver. Seuls les souks et la place Djemaa el-Fna méritent de l’intérêt sur ce que nous avons vu. Fès sembla bien plus attrayante. Le soir, nous nous présentons trop tard dans les restaurants bordant la place et nous nous rabattons à nouveau sur les étals de la veille.
La Koutoubia
Construite au XIIe siècle par le Sultan Abdelmoumen, la « Mosquée des libraires » doit sonn om à la centaine de marchands de manuscrits qui s’installèrent à ses pieds dès sa fondation. Son architecture et sa richesse décorative en font l’un des chefs d’œuvre de l’art isano-mauresque. Son minaret, récemment restauré , est le frère aîné de la Giralda à Séville et de la tour hassan ( Rabat). Haut de 69m (77m au somet du lanternon), il est en calcaire du Guéliz, et son décor extérieur, différent sur chaque face,mène les ornements floraux et graphiques, les entrelacs, des bandeaux de grands carreaux de faïence, et des arcatures parfois entremêlées. Aujourd’hui encore, on l’aperçoit de très loin dans la plaine du Haouz,fièrement dressée au dessus des remparts de la ville
La Ménara est constituée d’un vaste ensemble de jardins plantés d’oliviers, autour d’un immense bassin aménagé au XIIe siècle par les Almohades pour l’irrigation de la plaine. Le pavillon date du XIXe siècle
Bon, nous, ce jour là, on a pas eu la chance d’avoir une telle vue, et franchement, le site ne valait pas le détour.. Peut être est-ce une question de saison ?? En tout cas, je me rappelle d’énormes carpes immondes aux yeux globuleux comme tout attrait autour du bassin
Lundi 22 juillet:Marrakech – Cascades d’Ouzoud
Nous arrivons en fin d’après midi dans le petit village d’Ouzoud. Là se trouvent de grandioses cascades. On laisse la voiture au parking et une marche de deux heures avec le sac à dos nous est nécessaire pour atteindre notre lieu de campement. L’on débute en haut de la cascade et l’on descend tranquillement la falaise pour atteindre le lit de la rivière. La cascade mérite sa réputation même si l’été l’a rendu moins abondante. On longe ensuite le cours d’eau ou de nombreux petits campings offrent le gîte et le couvert. Nous continuons en préférant nous isoler un peu. Le canyon créé par le cours d’eau, parfois étroit, rend la balade très agréable. Le guide que nous avons pris nous conduit enfin en un endroit isolé, au bord de l’eau ou nous pourrons dormir à la belle étoile
Mardi 23 juillet:Cascades d’Ouzoud
Mais la nuit sera courte car le soleil se lève décidemment tôt et tape suffisamment fort pour couper le sommeil des 7h du mat !!
Alors, après, ça fait la journée un peu longue quand même, d’autant plus que ça manque d’arbres pour s’abriter de l’assassin astre… Nous passons la journée à flemmarder au bord de l’eau, et entrecoupons la farniente de parties de Rami ou de lecture.. Y’a pas grand-chose à faire d’autre de toute façon…Ah si, je fais une photo de la cascade tout près ou k’on dirait un vieux bonhomme qui crache de l’eau
Mais pas si isolé que cela c’est endroit car des bergers, pécheurs et même touristes pointent de temps à autres le bout de leur nez. Le matin nous sommes d’ailleurs réveillés par deux petits bergers hauts comme trois pommes, gambadant comme des cabris à flanc de falaise et lançant pour s’amuser des pierres en contrebas.
Le temps semble arrêté. Dans le courant de la journée, un ravitaillement eau potable doit être effectué en remontant le courant, escaladant une petite paroi rocheuse, et en atteignant le premier point de vente d’eau. Ayant perdu au Rami la veille, c’est Jérôme qui est chargé de cette intrépide mais salvatrice expédition ( j’ai même pas du tricher en plus !).
Nous changeons d’endroit le soir pour un piton en hauteur. Le lendemain matin, nous avions convenu avec notre guide de nous retrouver vers 8 h pour continuer notre petite randonnée dans la région. | October 03
Mercredi 24 juillet:Ouzoud – Marrakech
Vers 9 h 30, le guide toujours pas là, l’on décide de rentrer seul. Tant pis pour l’excursion. Il nous rattrape vers 10 h sur le sentier ; panne d’oreiller ! On conclut une randonnée pédestre de 4 heures pour aller voir le « village mexicain » et les sources de la cascade.
Grimpant avec un sac à dos rempli de bouteilles d’eau un versant abrupt accablé de soleil sans avoir vraiment déjeuné, la route exténuante parut interminable la première heure. A l’ombre d’un arbre, affalé de fatigue, on se concerte sur la suite de la randonnée qui nous paraissait bien incompatible avec des vacances…ça faisait longtemps qu’on avait pas ramé tiens !
Mais le guide nous assure que le plus dur est fait et que le chemin devient beaucoup plus plat et ombragé. Nous continuons alors. Le dénivelé se calme en effet, le soleil aussi, et le pas devient plus léger. Mais les paysages traversés ne justifiaient pas vraiment une telle débauche d’énergie. Nous cherchons encore ce que de mexicain avait ce village bien marocain. Au bout du voyage, les sources de la cascade sont très décevantes aussi. Les marocains sont là en nombre pour se baigner dans 20 cm d’eau et nous nous contentons de nous sustenter un peu plus sérieusement. De retour vers Ouzoud, on s’arrête pour faire trempette dans une baignoire naturelle surpeuplée elle aussi. Un vrai bain revigorant toutefois !
En fin d’après midi, de retour à Marrakech dans un hôtel de la nouvelle ville, on retourne après une énorme douche au restaurant italien déjà essayé. Entrecôte à l’échalote et noix d’agneau ! Un pur régal. Contraste saisissant entre la souffrance du matin et le plaisir du soir.
Jeudi 25 juillet:Marrakech – Essaouira
Journée où l’on ne démarre qu’après le repas de midi. On stoppe dans une auberge tenue par des bretons, le Dar Kénavo, à quelques kilomètres d’Essaouira. Repos, repos, repos.
Sur la route, nous voyons enfin ces fameuses chèvres juchées sur les arganiers…Mais en fait, je pense que ces pauvres chèvres sont mises là pour le plaisir des touristes plus que pour le notre…En tout cas, juste le temps de prendre la photo et le berger sort de je ne sais ou encore (décidemment, c’est une habitude chez eux de débouler comme ça !) et me demande la pièce.. Aller, c’est de bonne guerre…et hop, une pièce pour roi du 20 m en moins de deux secondes !!
Vendredi 26 juillet:Essaouira
Visite de la très agréable ville d’Essaouira. Le port de pêche, les fortifications portugaise, les boutiques de marqueterie qui abondent, le tout donne un air un peu suranné de sérénité et de vacance particulièrement appréciable. Ici, on est bien loin de la trépidante Marrakech, de ses pots d’échappements et klaxons.
L’ex- Mogador est l’endroit rêvé pour décompresser après l’émulation des grandes villes. Chiner et se balader deviennent un art de vivre. Seul mot d’ordre : prendre lentement le rythme, surtout ne pas se presser.
Au niveau du lèche échoppes, ici c’est particulièrement les objets en bois de thuya qui sont proposés…Tous les objets, on retrouve néanmoins un peu tjs les mêmes dans le souk. Moi j’y achète un jeu de backgammon pour mes amis…
Retour le soir à l’auberge bretonne.


Samedi 27 juillet:Essaouira
Journée de nouvelle détente et de visite de la ville et des souks. On prend possession d’une chambre dans un magnifique Riad au cœur de la ville. Le soir, dîner dans un restaurant (La licorne) au cadre bien sympathique.. Mais le repas en lui-même ne nous laissera pas un souvenir impérissable..
Dimanche 28 juillet:Essaouira – Casablanca
Grasse matinée et départ pour Casablanca. La route s’avère très longue et monotone. Une partie se fait en longeant la côte atlantique. L’arrivée en fin d’après midi est très embouteillée. On prend possession d’un hôtel sans charme et visite légère de la ville. Sans réel charme et très occidentale. On visite même une fête foraine avant d’aller au resto (Pizza Hut !)
La mosquée Hassan II est le plus grand édifice religieux du monde, juste après la mosquée de la Mecque. Achevé en 1993, ce monument est le fruit d'un savant mélange entre artisanat traditionnel et hautes technologies. Située au nord de la ville, la mosquée fut érigée aux 2/3 sur l'océan… une sorte de mosquée sur pilotis, prouesse digne d'un monument de cette importance. A noter : cette mosquée est l'une des rares mosquées marocaines ouvertes aux non musulmans. L'entrée est très chère, comptez 100 dirhams par personne.
Le minaret de la mosquée est le plus haut du monde et culmine à 200m, soit deux fois la hauteur de Notre Dame de Paris. Jamais un muezzin n'aura été plus près d'Allah de son vivant ! Au sommet du minaret, deux lasers d'une portée de 30 km sont en permanence dirigés vers la Mecque. L'édifice est vraiment titanesque ! Plus de 100 000 fidèles peuvent venir prier dont 25 000 à l'intérieur de la mosquée et 80 000 sur l'immense esplanade extérieure. Outre des proportions gigantesques, la mosquée Hassan II est une vitrine de l'artisanat marocain. Bien que l'architecte et le maître d'œuvre soient français, respectivement Michel Pinseau et Bouygues, la mosquée a été conçue avec le souci de mêler harmonieusement modernisme et architecture marocaine. Durant les 5 années de travaux, des dizaines de milliers d'artisans du pays ont collaboré activement. Les meilleurs ont exprimé leur talent dans la superbe décoration intérieure de la mosquée. Les fresques, zelliges, stucs vénitiens et bois de cèdre sculptés participent au prestige du monument.
Autre surprise, le toit de la mosquée repose sur une glissière. On peut donc ouvrir le toit de la mosquée par grande chaleur en seulement 3 minutes. Par ailleurs, la mosquée comprend une bibliothèque, une école coranique, un musée et plusieurs salles de conférences.
Enfin, cette splendide mosquée a été voulue par feu le roi Hassan II lui-même qui souhaitait montrer au monde entier le visage d'un Maroc moderne. Peut-être souhaitait-il également marquer l'histoire et s'assurer que son nom ne sombrerait pas dans l'oubli, à l'image de ses aïeux alaouites, reconnus comme de grands bâtisseurs. Quoi qu'il en soit, cette superbe mosquée donne à Casablanca une dimension spirituelle et artistique qu'elle n'avait pas auparavant.
Lundi 29 juillet:Casablanca – Rabat
Casablanca étant décevante l’on décide de filer vers Rabat. Sans oublier bien sûr une visite à l’extraordinaire mosquée Hassan II, la plus grande du monde. Le travail accompli par les artisans est ici remarquable. Endetter un pays sur plusieurs générations pour cela paraît quelque peu ambigu mais l’ensemble est un véritable musée vivant de l’artisanat marocain.
Arrivé en début d’après midi à Rabat. Visite de la médina assez petite mais très agréable, puis de la Kasbah de Oudaïas, assez jolie avec un point de vue fort sympathique sur la ville voisine de Salé et sur l’océan.
La Kasbah des Oudayas est une ville dans la ville, un peu à part dans Rabat, aujourd'hui encore plus qu'hier. Mais s'il n'y avait qu'une chose à voir à Rabat (quelle idée saugrenue!), alors faudrait-il aller aux Oudaïas. Construite au XIIème siècle par les Almohades, elle s'appelait à l'origine Mehdiya. C'est la kasbah qui a donné son nom à la ville. Le ribat est en effet un couvent fortifié et c'est ici que s'installèrent des moines-soldats qui partaient en guerre sainte en Espagne conter les chrétiens. Le ribat devint le "Ribat El Fath", Ribat de la victoire ... Rabat
Lorsque les Morisques, les Andalous chassés d'Espagne, y débarquèrent au début du XVIIème siècle, elle prit le nom de Kasba Andalouse et devint même une République autonome de corsaires (avec Salé) de 1621 à 1647. C'est en 1833, lorsque la tribu Oudaya chassée de Fès par le sultan Moulay Abderrahman s'y installa, qu'on lui donna définitivement le nom de Kasba des Oudayas (ou Kasbah des Oudaïas). Le "village" des Oudaïas tel qu'on le connait aujourd'hui est assez récent et date de la fin du XIXème début du XXème siècle. La kasbah, en effet, à part le palais n'abritait que quelques maisons cossues de militaires, ainsi que des habitats de fortune. La kasba est à l'origine un ouvrage militaire et aménagée essentiellement pour constituer une forteresse imprenable.
C'est au demeurant pour la qualité de sa Kasbah, que Rabat a eu le privilège de devenir une capitale impériale par la grâce du sultan Mohammed Ben Abdellah (1757-1790), qui lassé des révoltes des populations de Fès et Marrakech en fit son ultime refuge. C'est pour préserver son caractère de place forte que médina et kasbah des Oudayas ne furent jamais réunies et conservèrent leurs caractéristiques propres. Lorsqu'on pénétre dans l'enceinte des Oudaïas par l'imposante et magnifique porte Bab-Al-Oudaïas ou Bab El Kébir, on remarque tout de suite l'influence Andalouse. Tout ici rappelle l'Espagne, les murs uniformément recouverts de chaux, la couleur bleue omniprésente, les ruelles pavées, les portes massives aux moulures colorées, le fer forgé ... L'été, les rues étroites sont délicieusement fraîches et toujours propres. Les habitants des Oudayas ont su préserver ce site. Les maisons sont bien entretenues et magnifiquement fleuries. La municipalité de Rabat a compris tout le parti qu'elle pouvait tirer pour le tourisme de ce site exceptionnel et fait en sorte que cette enceinte soit préservée.
Après avoir visité ce beau quartier de ville, on va régaler le palais au fameux café Maure, incontournable ici paraît il comme le fut le café de France à Tanger. Bon, faut se la trouver la place hein…On doit pas être les seuls à lire le GDR !
On ne peut pas évoquer les Oudayas sans parler du café maure et son superbe panorama, depuis sa terrasse sur le promontoire circulaire. Quand vous aurez trouvé une place, vous aurez une vue imprenable sur le Bouregreg, Salé et ses remparts et la Tour Hassan, tout en dégustant une des pâtisseries délicieuses, mais de loin les plus chères de Rabat (entrée par le jardin des oudayas ou par la rue Bazzo).
Que de générations se sont assis sur ses bancs inconfortables (car vous êtes mal installé), mais quel spectacle !!!!
Apres s’être revigoré le palais et l’esprit, nous continuons la visite vers la médina et le souk, où nous tombons en admiration devant les artisans de table zellige..D’ailleurs,nous passons commande d’un petit guéridon que nous passerons rechercher le lendemain avant de quitter la ville.
Mardi 30 juillet:Rabat – Tanger – Algéciras
Lever assez tard, déjeuner et ensuite remontée vers Tanger que nous atteignons vers 14 h. On trouve alors les rues bloquées nous interdisant l’accès au port. Le long des balustrades, le public accumulé semble attendre quelque chose. L’on s’arrête et demande la raison de cette effervescence. Le roi va passer ! Et trente secondes plus tard, à bord d’une magnifique décapotable, Mohamed VI passe en saluant le public avec tout son cortège.
On prend le ferry rapide sans aucun incident ni réelle attente vers 17 h 30. En 1 h 30 on est en Espagne.
Mercredi 31 juillet:Espagne – Toulouse
La remontée de l’Espagne s’effectue sans soucis. Nous nous relayons et le passager peut s’allonger pour dormir sur la banquette arrière. On atteint Toulouse vers 14 h.
C’est décidément fini les vacances ! |
October 01
Lendemain : Zhangjiajié- Hangzhou
Hangzhou est une ville accrochée aux rives du lac de l’Ouest ( XIhu), entourée de collines, percée de parcs et jardins, située à deux heures de Shanghai. Du coup, c’est une destination de prédilection pour les Shanghaiens le week end.
Moi ce qui a fait que je n’y suis pas restée longtemps, c’est le coût de l’hôtellerie !! C’est la deuxième fois qu’ j’explose le budget contrainte et forcée, et en plus pour un hôtel qui n’a aucun charme.
Soit, je ne serai que de passage a Hangzhou…
Lendemain : Hangzou -Shanghai
Le temps quand même de visite le Feilaifeng à l’ouest de la rive nord du lac… D’après la légende, le Feilaifeng « pic venu en volant » (en voyons, il est bon l’opium ?) , serait le mont sacré Gradhrakuta( d’origine indienne). Il est composé de grottes et collines ornées de bas reliefs bouddhiques. Pendant 1000 ans, plus de 300 bouddhas ont été sculptées dans la roche, pour la plupart entre le Xe et XIV e siècle. Un lieu exceptionnel par la rareté des sites rupestres dans le sud. Symbole des lieux, un Maitreya d’époque Song, bouddha ventru qui s’esclaffe face à la vanité du monde et qui déploie se s9 m de haut sur 4 m de large…
Vraiment intéressante comme promenade !! ai jamais vu ce genre de site avant…Je sais pas trop ce qu’elle se racontent la nuit, toutes ces statues, mais en tout cas elles se marrent bien !
Je fais un petit tour rapide de la ville, mais je ne m’éternise pas, et file vers Shanghai et son budget hôtel plus bas.
Arrivée à la gare de Shanghai, je trouve facilement « l’hôtel Captain », établissement entièrement décoré sur le thème d’un bateau croisant sur le Yangtzi : bois clair, hublots et échelles, casiers individuels pour sécuriser son baluchon…Je me retrouve dasn une chambre ( pardon une cabine) de Huit..Cet hôtel présente surtout l’avantage d’être très central , et a 5 mn a pied du quartier « Bund » (et la fameuse rivière Huangpu).
Le temps de faire les formalités d’inscription, me voila rapidement en immersion dans cette grande ville …
Shanghai mon vieux Milou !!!
Shanghai! Le Paris de l'Asie du siècle dernier était devenue le bordel de l'Asie lorsque Mao l'a envahie en 1949. Les capitalistes ont fui et Shanghai a stagné, le commerce international se faisant surtout via Guangzhou et Hong Kong jusqu'à dernièrement. Maintenant, Shanghai renaît et a de bonnes chances de surpasser Hong Kong pour devenir le centre commercial et financier de la Chine et probablement de l'Asie, sinon du monde entier au 21ième siècle. Les respectables bâtiments coloniaux en pierre du Bund, qu'on voit ici, se font déjà tout petits à coté des gratte-ciel à bureaux.
Je commence sans prendre de gros risques de me perdre par le Bund, long boulevard courant sur la rive gauche de la rivière Huangpu. Il s’y dresse encore les plus belles façades du Shanghai des années folles , une imposante muraille d’immenses immeubles anciens évoquant plutôt le vieux Brooklyn ou Chicago des années 1930 que la Chine impériale.
En tout cas, cette avenue résume à elle toute seule la contradiction la ville ,où le passé côtoie le futur dans un périmètre très fermé, contradiction que je vais rencontrer tout au long des différents quartiers que je visiterai.. Dans le Bund, on a les bâtiments coloniaux à droite ( se sont pas fait chier les colons quand même !) et immédiatement de l’autre coté de la rive, les buildings et constructions futuristes du nouveau quartier
C’est le long de ce fleuve que, à gauche je m’attends à voir Tintin et Milou sur leur bateau.. mais rien..pas de lotus bleu non plus…
A droite par contre, je m’attends à tout moment à voir atterrir une soucoupe volante, dont descendrait Dark Vador pour faire une halte reposante…
Assez déconcertant, mais moi j’ai adoré.. en plus , la nuit, le coté moderne s’illumine et devient franchement surréaliste ( avec en prime un feu d’artifice).
Je retourne a mon hôtel en me disant que la ville a certainement de belles surprises à me réserver.
Lendemain : Visite du Bund et vieille ville chinoise
Lendemain matin , après avoir acheté mon yop à l’épicerie du coin ( ce yaourt à boire allait devenir mon petit dej préféré shangaien) je décide de finir de visiter le Bund
A l’origine, ce n’était qu’une rive boueuse, traduction du terme anglo-indien « bund »…
Les sampans y déchargeaient leurs marchandises au milieu des foules marins, de porteurs, de coolies, de marchands ambulants, de mendiants et de trafiquants. Avec la croissance économique fulgurante, au tournant du 19eme et 20eme siècle, le Bund devint l’avenue la plus convoitée de Chine pour les compagnies et les banques étrangères désireuses d’avoir pignon sur rue, le cœur commercial et financier du Shanghai, mais aussi le symbole de la mainmise étrangère sur une ville divisée en Concessions.
Sur le Bund, il reste qq figures emblématiques, notamment l’immeuble de la banque la banque de chine, le peace Hôtel ( anciennement Cathay hôtel, ayant appartenu à Victor Sassoon, un des hommes d’affaires les plus riches de Shanghai à l’époque des concessions). Immeuble art déco, coiffé d’une sorte de clocheton, avec une décoration intérieure somptueuse : fers forgés, verres gravés Lalique accrochés au mur ..
Suis rentrée pour jeter un œil, mais vraiment furtif, devant la tête des portiers !! Pas taper messieurs, je ressort !
Puis je continue ma descente de l’avenue par le parc Huangpu, ou s’y trouve le monument des Héros du peuple , symbolisant la vigueur de la ville. Du temps des Concessions internationales, ce parc était tristement célèbre pour être « interdit aux chiens et aux Chinois ». En fait, il s’agirait d’une légende, le jardin était interdit aux personnes accompagnées de chiens et à celles n’ayant pas de carte de membre. ( oué, c’est pas ce qu’a l’air d’expliquer le petit musée souterrain sous le parc.. mais bon…).
Une fois la visite finie, je prends la direction de la vieille ville chinoise.
Havre de reste du passé, la vieille ville forme une sorte de grand quartier de maisons basses au sein d’une métropole envahissante. Sa surface est peu étendue (1,3km env.d’est en ouest, 1,6km du nord au sud. N’ayant jamais fait partie de concessions étrangères, elle resta à l’écart du développement, ce qui la sauva hier…mais on sent que ce la ne va pas durer ! Elle disparaît petit à petit, absorbée par l’avancée inéluctable des tours en béton.
La rue FangBang Zhong , rue traditionnelle chinoise, avec ses maisons basses aux toitures recourbées couvertes de tuiles aux façades blanches et aux poutres rouges , débute par une porte chinoise à l’ancienne… Je me perd avec bonheur dans les dédales de couloirs du Fuyou Antiques Market, marché aux objets anciens et à la brocante(et trouve un jeu de mah jong bien mignon).
Puis je visite le jardin YU (2Ha ,ceinturé de murs, dessiné en 1578), situé au cœur de la ville chinoise,on dit de ce jardin chinois classique qu’il est l’un des trois plus beaux jardins de Chine.
Comme tous les jardins lettrés, il représente le monde en miniature et favorise la méditation et la contemplation paisible. Les ruisseaux symbolisent les fleuves, les monticules et les rocs les montagnes, les portes circulaires évoquent la perfection et l’harmonie de l’univers. Des fenêtres aux formes fantaisistes (octogones, étoiles, feuilles) sont destinées à « la capture du paysage et de la perspective ». Dans ce jardin Yu, comme dans d’autres jardins chinois, tout doit servir à représenter le monde et l’homme, ramenés à une petite échelle, dans un lieu clos. Peu d’échappées lointaines, presque pas de perspectives sur plus de qq mètres, des lignes droites quasiment absentes, c’est un merveilleux labyrinthe refermé sur lui-même qui sé déroule par plans successifs, comme les scènes d’un rouleau calligraphié. Chaque section de ce dédale est séparée par des murs blancs sinueux surmontés souvent d’un corps ondulant de Dragon, le roi des animaux mythiques.
Et puis bien sur, il y a les pavillons :
Le pavillon des trois épis (ou l’on entreposait les récoltes), le « Pavillon pour admirer la grande rocaille », « le pavillon pour admirer les poissons folâtrer » (Yule pavillon) où l’on peut voir effectivement les poissons folâtrer dans une grande mare enjambée par un joli mur blanc percé d’une adorable et mystérieuse fenêtre. Et plein d’autres que je ne citerai pas..
En tout cas, j’ai A-DO-RE ce jardin, sa quiétude, ses poissons.. tout quoi !
Au sortir de ce jardin, je me retrouve dans un quartier un peu bizarre.. Qui fait plus ancien, qui fait pas moderne.. en fait qui fait surtout piège a touristes, à savoir, on fait du nouveau traditionnel…en fait ça fait un peu décor de chine reconstitué que l’on peut trouver dans les parcs d’attraction.. C’est assez attractif visiblement vu le monde !!
Pour finir ma journée, je me visite LA rue moderne de Shanghai ( Nankin) et le quartier autour de Nanjin Donglu. Cette rue, c’est la « Cina’s N°1 Street ». Elle commence par le Bund et se prolonge jusqu’à la place du peuple où se trouve l’opéra de Shanghai..
C’est la plus ancienne artère commerciale de Shanghai, qui a vécu du pire (apres1949 et la période d’austérité) au plus faste avec le renouveau économique. Repensée, redessinée, réhabilitée, elle est aujourd’hui un incontournable pour la consommation de masse..
Pour moi, elle devient carrément féerique la nuit, quand tous les néons scintillent ensemble ( c’est à se demander d’ailleurs s’ils font pas une compétition de néons)..Certes, on aime le genre ou pas, mais moi je n’avais pas vu ça nul par encore ..Bon, suis pas allée a Hong Kong, mais il parait que Shanghai va supplanter cette dernière.. C’est donc la qu’il faut aller pour voir Noël toute l’année !
Sur cette avenue, je mange au Remin restaurant, qui présente l’avantage, comme à Xi an, de montrer ce que l’on mange dans les différents buffets.. Je me gave !!
Lendemain : Visite de Wuzhen
Me lève super tôt pour aller récupérer un bus qui doit m’amener a ce village lacustre, genre petite Venise ( ne nous privons pas)..
Sur le GDR, c’est pas très clair pour récupérer le terminal de bus ( vers le stadium), mais finalement après qq tâtonnements, je finis par y arriver .. Bien fait de me lever tôt quand même..
Whuzen :
Petite ville du Fujian érigée à la fin de la dynastie des Tang, Wuzhen est une cité lacustre qui s’est développée grâce à l’étendue de son réseau de voies maritimes ainsi que son accès au Grand Canal. La vieille ville, restaurée dans le style de l’époque Qing présente un charme certain. C’est également dans cette ville que vécu l’écrivain révolutionnaire Mao Dun, dont la demeure peut-être aujourd’hui visitée.
Le bus nous pose la vers 9h et ne nous récupèrera que le soir vers 18h…Y’a intérêt à ce que ça soit sympa !!
Les petites dimensions de la ville permettent de tout voir en quelques heures…mais visite franchement sympa, plein de belles photos a faire…ça me change tellement les idées que je perdrai un appareil photo la bas en fin de journée… sais pas, ai du l’oublier qq part en le posant…Bref, ça me gâche pas la journée parce que je ne m’en apercevrait que le soir à shangai.. et parce que heureusement, je venais de changer de carte mémoire, de sorte qu’il ne me manquera que les photos de la journée, et pas celles des 10 jours passés ( de la chance dans le malheur quand même).
De la ville je me rappelle le dédale des ruelles bien sympathique, un musée de la médecine chinoise (avec des fœtus dans du formol ..beurk !) et un temps bouddhiste bien agréable dans lequel je suis allée faire une petite sieste en fin de journée pour attendre le bus.. parce que c’est vrai que ça se visitait tres rapidement quand même ce village..
Mais à par la perte de mon appareil, superbe journée !
Le soir, je retourne sur Nanjing DonLu manger un poulet citron dans un restaurant repéré la veille qui traduit la carte en anglais…Ben même le poulet citron n’a pas le même goût qu’en France !! Sans être mauvais, il est beaucoup moins bon que ceux que je savoure ici !!
M’enfin, c’est quand même pas ce soir la que je mourrai de faim ).
Lendemain : Visite du quartier français de l’ancienne concession.
Cette journée ne m’a pas franchement pas laissé un souvenir impérissable…Mais j’ai passé un bon moment dans les grands magasins du quartier français et j’ai racheté le même modèle d’appareil numérique perdu la veille. .me suis dit que c’était en Chine ou jamais pour faire une affaire …ouais, ben sans plus.. en tout cas, c’est pas du simple au double !!
Je me rappelle quand même de deux visites intéressantes ( il est temps de s’intéresser un peu à l’histoire):
La maison du docteur Sun Yat-Sen : maison connue pour son charme des années 30.
Sun Yat-Sen (1866-1925) est l’un des hommes politiques chinois les plus importants du XXe siècle. Fondateur du mouvement républicain chinois et du Guiomindang ( le parti national du peuple en 1900), théoricien de la démocratie, il fut l’instigateur de la révolution de 1911 qui mit fin à la monarchie mandchoue.
Visite de deux maisons pour son coté historique.. moi j’ai bien aimé aussi le tableau représentant un chat qui nous regarde tout le temps, ou que l’on bouge dans la pièce ( ai du paraître pour folle, mais c’est pas grave, ce sera pas la première fois)…pensez a rendre les sacs plastiques en guise de sur chaussures pour pas salir les salles impériales).
Sur le chemin, je tombe aussi nez à nez avec « le site de la première réunion du parti communiste chinois ». moi , à la base, je voulais pas spécialement le visiter, mais bon, puisque je tombe dessus, c’était peut être mon destin !?
C’est une maison de brique noires rehaussée de rouge. .et gardée comme un ministère !
P…ça rigole pas là.. Il y a des gardes à la mine patibulaire qui encadrent a porte, et z’ont pas l’air de vouloir plaisanter.. Vais pas faire comme les gardes anglais devant Buckingham Palace.. vais plutôt rentrer tranquillement en baissant la tête tiens.. je sais pas pourquoi…
Le 23/07 1921, le parti communiste chinois y fut fondé dans a clandestinité, réunissant les 13 délégués chinois, parmi lesquels mao Zedong. Après 7 jours de discussions, un espion de la police française découvrit leur cachette et fit irruption dans la maison, ce qui provoqua la débandade des délégués. Ils finirent par se retrouver, loin de Shanghai et des agents français, pour continuer leur réunion plus discrètement, à bord d’un bateau sur le lac Jiaxing, entre Shanghai et Hangzou…
Musée intéressant par quelques pièces d’époques et la salle des mannequins de cire où l’on voit les délégués rassemblés autour du jeune Mao Zedong…Les chinois sont un peu rancuniers quand même parce que les explications ne sont qu’en anglais.. pour un centre situé ds l’ex concession française.. faute de goût non ?
En sortant, e vais faire un saut vers le parc Fuxing, agréable havre de paix, mais pas transcendant non plus par rapport au parc de la veille.
Lendemain : Place du Peuple, Quartier Pudong et confirmation du vol du lendemain ..snif !
Aujourd’hui le thème des visites sera la modernité…ça va faire plaisir aux chinois qui pensent que Paris n’est pas une belle ville tellement elle est vieille…barbares !!
Donc, pour commencer en douceur parce que la modernité moi ça me donne des boutons, je finis de ma visiter la place du peuple et ses alentours (avec son opéra bien moderne et bien moche).
Parait que c’était un hippodrome du temps des concessions étrangères…Aujourd’hui, c’est le cœur artistique et culturel de Shanghai. Une forêt d’immeubles flamboyants et de tours de verre aux silhouettes futuristes entoure cette grande place de forme vaguement ovoïde , divisée en deux parties distinctes, et traversée d’Est en Ouest par une route a double voie.(Renmin Da Dao).
Dans la partie Nord se tient l’opéra ( construit en 1994 , architecte français tient), et en face, au sud, s’étend une sorte de grand jardin public (payant !) au centre duquel se dresse la silhouette en forme de tripode du musée de Shanghai.
Moi ce qui m’a le plus plu finalement dans tout ça, c’est d’acheter un sachet de graines de maïs et de donner des graines a plein de pigeons, ou de colombes blanches.. ou des pigeons albinos, je sais pas trop en fait.. mais il y en avait bcp, c’était super beau.. c’est même l’attraction du parc.. faut voir ça, c’est des vols au dessus de têtes de centaines de volatiles qui vont de sachets en sachets à travers les petit parc.. marrant comme tout…
Une fois mon sachet de Maïs épuisé, je vais vers le quartier Pudong, le quartier qui je sens ne va pas me plaire, celui qui est de l’autre côté du fleuve, et que l’on voit depuis le Bund…
Je me paie la montée quand même sur l’espèce de navette spatiale, la tour « perle d’orient », qui culmine a 468m ( Eiffel battu de 140m !)). C’est tout de même la 5eme plus haute antenne TV du monde, ce qui présente l’avantage de donner une vue sympa du vieux Shanghai…
Voila, c’est a peu près le seul intérêt à mon goût de Pudong, après, je marche beaucoup pour trouver le gratte ciel où se trouvent les bureau de la Thai Airways…Là aussi, l’avantage de me retrouver dans leur bureaux m’offre le spectacle saisissant d’avoir devant moi une véritable mer de gratte ciels…
Ce qui n’était auparavant qu’une terre agricole plate et fertile,le royaume des champs, des vergers, et des jardins maraîchers est devenu depuis 1990 une véritable mer de gratte ciel, allant de l’ouest de la Rivière Huangpu jusqu'à la mer de Chine. Aujourd’hui, il parait que Pudong, incroyable jungle futuriste, est le plus gros centre d’affaires en Chine, un « Manhattan » étendu sur 300kms², plus dense qu’hier, et bien moins que demain !!
Moi ça me fait froid dans le dos…
Une fois le billet confirmé, il ne me reste qu’à retourner dans mon Bund à moi, profiter de ma dernière soirée chinoise…
Lendemain : Avion Shanghai- francfort ( perte du road book)- Toulouse |
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